Irun/Hendaye : ouverture du contre-sommet du G7

© A. Perrin
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Le contre sommet du G7 a pris de l'avance par rapport au sommet international qui commence samedi. Ce sommet alternatif canalise toutes les oppositions à ce "capitalisme forteresse" "bunkérisé" à Biarritz. Il a débuté ce mercredi entre Irun et Hendaye. De nombreuses personnalités sont attendues. 

Par CB et AFP

"Nous ne nous tairons pas!": le contre-sommet du G7 qui a débuté mercredi à Irun (Espagne) et Hendaye se veut l'antithèse du sommet international.
    Quelque 200 personnes et des dizaines d'organisations ont assisté au coup d'envoi de ce rassemblement anti-G7, pour trois jours d'échanges et de débats, avant une importante manifestation samedi au départ d'Hendaye et des
occupations de places publiques dimanche plus près de Biarritz.

Regardez le reportage d'Alexandre Perrin et Fabien Cordier.
 
Ouverture du contre-sommet du G7



Selon Aurélie Trouvé, porte-parole d'Alternatives G7 :

Pour nous, deux mondes s'opposeront cette semaine.
A Biarritz,  sept chefs d'Etat dans leur tour d'ivoire encadrés par un dispositif policier et militaire ahurissant, coupés de la population. Et à Hendaye, un contre G7 ouvert, pluriel et revendicatif, avec une très grande diversité de mouvements basques, français et internationaux qui partagent des valeurs et des espoirs.

Selon elle, Emmanuel Macron a fait preuve d'un "cynisme à toute épreuve" en plaçant le G7 sous le signe de la lutte contre les inégalités alors qu'il "abat tous les mécanismes de solidarité" et "détruit les droits sociaux".
    
Dans les travées du Ficoba, grand parc des expositions de la ville frontalière espagnole, on finit à peine d'accrocher la bannière du "village des alternatives".
 
© A.Perrin
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Des organisations écologistes, féministes, syndicales ou agricoles installent leur stand, disposent tee-shirts et littérature, dont beaucoup en basque.

    A proximité des anarchistes de la Confédération nationale du travail (CNT), les tenants du boycott d'Israël ont tendu un drapeau palestinien. L'association qui défend le retour des prisonniers basques est en bonne place. 
    
Plus loin, un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron porte une pancarte de "président des inégalités". Au micro, des "gilets jaunes" de Saint-Nazaire expliquent la raison de leur présence mais soulignent qu'ils ne représentent par le mouvement.
 
Le "camp" spécialement aménagé à Urrugne, près d'Hendaye, peut accueillir près d'une dizaine de milliers de personnes. C'est le chiffre que les organisateurs espèrent rassembler au contre-sommet.

Selon Sébastien Bailleul, un des organisateurs : 

Nous représentons les 99%", par opposition aux 1% les plus riches.
C'est déjà une victoire d'être là.

Pour lui, ces mouvements aussi divers ont pour point commun de vouloir une "transformation sociale radicale".

 Des personnalités 

Avant le premier des quelque 100 débats et ateliers prévus, Olivier Besancenot (Nouveau parti capitaliste), ex-candidat à l'élection présidentielle, dénonce devant des journalistes :

un ordre mondial incarné de manière caricaturale par une espèce de directoire autoritaire qui décide pour la majorité de l'humanité et emmène la planète dans le mur.

On n'en veut pas de ce monde où 26 milliardaires possèdent plus que 3,7 milliards de personnes!

Alors que 13.200 gendarmes et policiers sécurisent l'événement, M. Besancenot accuse le président Macron de faire le "même pari" au G7 que pendant la crise des "gilets jaunes": "chercher à faire une démonstration de force pour assurer son autorité".

Selon son homologue de La France Insoumise Eric Coquerel:

   Pour se perpétuer, ce système néo-libéral a besoin de toujours plus de répression.

Une rencontre non-violente ?

Les organisateurs répètent à l'envi qu'ils prônent la non-violence.

Selon M. Bailleul :

"Si violence il y a dans nos rangs, on saura le gérer. Mais si d'autres violences ont lieu, on rejettera la faute sur l'Etat qui, depuis des mois, montre que sa gestion des manifestations n'est pas proportionnée".

    Ces derniers jours, des petits groupes principalement antifascistes et anarchistes ont quitté la plateforme officielle du contre-sommet, la jugeant trop contrôlée par l'Etat, pour s'exprimer en dehors de ce cadre, alors que la présence de "black bloc" n'est pas exclue.
   

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