Réchauffement climatique : comment réduire le déficit en eau du bassin Adour-Garonne ?

Avec le changement climatique, le déficit du niveau d'eau du bassin Adour Garonne atteint des proportions alarmantes. Les acteurs se sont réunis ce mardi pour définir un plan d'action
 

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Dans la région, le niveau des réserves d'eau inquiète. Depuis plusieurs semaines, les fortes chaleurs se maintiennent, et la pluie se fait rare. Le Lot-et-Garonne est en alerte renforcé. Les prélèvements d'eau y sont limités pour l'arrosage et ou à des fins agricoles. 

 

Un déficit de 250 millions de mètres cubes

Alors que les températures s'annoncent encore très élevées pour les prochains jours, la question de la gestion de l'eau a été l'objet d'une réunion ce mardi matin, avec les acteurs du bassin hydrographique Adour-Garonne, qui couvre une grande partie de la Nouvelle-Aquitaine et de l'Occitanie. 

"La situation est grave", a annoncé d'emblée le président de la Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset. Le déficit actuel du bassin Adour-Garonne atteint 250 millions de mètres cubes. Et il pourrait bien dépasser le milliard de mètres cubes d'ici 2050 si rien n'est fait. 

 

"Action commando"

C'est donc dans le but d'élaborer un plan d'action que les régions et l'Etat se sont mobilisés pour une "action commando", selon les termes employés par Etienne Guyot, le préfet de la Région Occitanie et coordonnateur du Comité de bassin Adour-Garonne. 


"L'objectif c'est de faire sortir des projets de territoires, bassins par bassins, sous-bassins par sous-bassins, (…), de façon à ce que sur un ensemble d'actions, on puisse dire qu'on va mieux gérer la ressource et regarder là où il faut créer des ressources nouvelles".

 

Financement

Reste désormais la question du financement à gérer, dans un contexte de restrictions budgétaires.  "Nous voulons vérifier que les moyens qui nous sont affectés permettent de mener à bien cette feuille de route, explique Martin Malvy, président du comité de bassin Adour Garonne, qui réclame un audit dans les 18 mois.

Voir le reportage de France 3 Aquitaine