#Nous Paysans : dans la Vienne, le nombre d'exploitations agricoles en bio a doublé depuis le début des années 2010

Entre 2011 et 2017, la part des exploitations engagées dans l'agriculture biologique est passée de 4,5% à 9,7% dans la Vienne, selon des données de la Chambre d'agriculture du département. Les plantes fourragères composent l'essentiel des surfaces en bio.

Dans la Vienne, les fruits et légumes représentent, en 2017, 18,1% de la part de la surface agricole utilisée engagée en bio.
Dans la Vienne, les fruits et légumes représentent, en 2017, 18,1% de la part de la surface agricole utilisée engagée en bio. © Clément Massé / France Télévisions

Le bio a-t-il toujours le vent en poupe ? Selon des données statistiques de la Chambre d'agriculture de la Vienne, dans le département, "la demande en produits issus de l'agriculture biologique progresse plus vite que l'offre", et ce, "malgré l'augementation de la surface certifiée".

Dans le département, ce type de production agricole suit une courbe ascendante depuis le début des années 2010. Les derniers chiffres disponibles (2017) montre qu'en "six ans, la part des exploitations moyennes et grandes engagées dans l'agriculture biologique est passée de 4,5% à 9,7%", soit, selon la Chambre d'agriculture de la Vienne, "un doublement du nombre d'exploitations en six ans". 

Dans le même temps, la surface agricole engagée en agriculture biologique suit "une progression moyenne de 24%", "atteignant 26.824 hectares en 2017".

Un étalage de fruits et légumes bio au magasin March'Equitable de Montmorillon.
Un étalage de fruits et légumes bio au magasin March'Equitable de Montmorillon. © Clément Massé / France Télévisions

Dans la Vienne, les fruits et légumes représentent 18,1% de la part de la surface agricole utilisée (SAU) en bio. Viennent ensuite les prairies et les fourrages (9,2% de la SAU), la vigne (9,1% de la SAU), puis la céréaliculture (3,9% de la SAU).

Les chiffres témoignent de l'intérêt grandissant des agriculteurs pour ce mode de production. "Je pense que beaucoup d'agriculteurs seraient intéressés par un changement de leurs pratiques agricoles (travailler en circuits courts ou en bio)", explique François Turpeau, vice-président de la Chambre d'agriculture de la Vienne en charge de l'eau, de l'irrigation et des circuits courts, "mais il est encore dur parfois de franchir le pas." Il reconnait que "si tout le monde se mettait à faire du circuit court, il n'y aurait pas forcément de place pour tout le monde".

Cet élu et exploitant près de Neuville (86) prend pour exemple la production animale en bio. Selon des données de la Chambre d'agriculture, "les exploitations de lait de vaches en AB représentent 16,9% des exploitations laitières du département." Les élevages allaitants sont eux "moins nombreux". Pour François Turpeau, "les normes sanitaires sont ultra compliquées" et se révèlent un frein au changement de mode de production, car "il faut pouvoir le rentabiliser".

Pour François Turpeau, plus que le bio, les circuits courts se révèlent un enjeu de première importance. "Les gens veulent du local car ils veulent connaître leur producteur et savoir comment il travaille". La Chambre d'agriculture de la Vienne travaille ainsi sur une "offre complémentaire", un projet de "Drive fermier" qui serait situé près de Poitiers et qui pourrait voir le jour au printemps 2021.

 

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