2 mois après le drame, la commune de Lamalou toujours meurtrie

Le pont à l'entrée de Lamalou-les-bains a été dégagé des tonnes de débris entassés par la vague. / © F3LR
Le pont à l'entrée de Lamalou-les-bains a été dégagé des tonnes de débris entassés par la vague. / © F3LR

Mercredi 16 septembre 2014. Près de 500 mm d'eau tombent sur Lamalou. La petite station thermale des Hauts Cantons héraultais est submergée. Deux mois plus tard, l'enquête conclut à une vague de plus de 6 m de haut et les conséquences du déluge sont encore bien palpables.

Par Sylvie Bonnet

Quand on arrive à Lamalou, on voit avant tout le pont. Celui qui était obstrué par des tonnes d'arbres et de carcasses de voitures juste après le drame. Aujourd'hui le pont est dégagé et les abords nettoyés. Mais de nombreuses bâtisses ont encore des séquelles des inondations. Murs lézardés, fondations ébranlées. Pas étonnant quand on connaît la violence du phénomène.  

Une vague de 6 mètres de haut et 40 mètres de large 

Les différentes  enquêtes qui ont reconstitué cette nuit de cauchemar sont claires.  Les 455 mm d'eau qui sont tombés sur le secteur ont provoqué la destruction de 3 ponts en amont de Lamalou. D'où la force de la vague qui a frappé la commune et fait 4 victimes.

Une population traumatisée

Cette nuit-là, des centaines d'habitants ont dû quitter leur maison inondée. 113 familles ont été relogées provisoirement. Deux mois plus tard, 63 familles sont encore hébergées et leur maison est parfois condamnée à la démolition. Quant au garagiste de Lamalou, il n'a pas encore pu rouvrir car le travail des experts n'est pas terminé.
Lamalou 2 mois plus tard.
Emilien Jubineau et François Jobard sont allés à la rencontre des Lamalousiens encore en difficulté.


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