Les centres de rétention ont-ils changé depuis le changement de majorité ? Exemple à Cornebarrieu près de Toulouse

Le ministre de l'intérieur envisagerait la fermeture de certains centres de rétention. La France en compte 25. Parmi lesquels le centre de Cornebarrieu, l'un des plus gros centres du sud-ouest.

© France 3 Midi-Pyrénées
Une rétention qui coûte cher

Construit en 2006, ce Centre a une capacité d'accueil de 126 places pour des étrangers en situation irrégulière, pour qui l'expulsion est une menace imminente
Actuellement, une cinquantaine de personnes sont enfermées derrière ces grilles. 
Selon un rapport de la cour des comptes de 2009, chaque expulsion revient à 13 000 euros à l'Etat. Un coût élevé, qui alimente la réflexion politique sur le devenir de ces centres.

Les enfants ne sont plus retenus

Si le gouvernement a changé, la situation à l'intérieur des grilles n'évolue pas vraiment selon la Cimade.
Par exemple la dernière circulaire du nouveau ministre de l'intérieur interdisant la rétention des enfants se concrétise en effet par l'absence des enfants mais la rétention d'un parent et son expulsion peuvent avoir pour conséquence le départ de toute la famille.


Les syndicats se plaignent toujours des sous-effectifs

En ligne de mire également, les effectifs de ces centres. Et là, de nouveau des chiffres. Pour Cornebarrieu, le taux de remplissage est de 50 % en moyenne à l'année. Malgré tout les syndicats de policiers dénoncent des sous-effectifs d'encadrement.

Le centre de rétention de Cornebarrieu reste l'un des plus importants du Sud-Ouest. Sur 153 personnes placées cet été, 22 ont été expulsées.
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