La défaite des bleus en handball : la fin des experts ?

Claude Onesta sur le banc de touche pendant la rencontre contre la Croatie / © JAVIER SORIANO / AFP
Claude Onesta sur le banc de touche pendant la rencontre contre la Croatie / © JAVIER SORIANO / AFP

Est-ce la fin d'un mythe ? L'histoire des "Experts" a pris fin le 23 janvier à Saragosse après la défaite de la France face à la Croatie 30 à 23. Et l'affaire Karabatic a-t-elle eu une influence sur la défaite des bleus ?

Par Laurence Creusot

La France, double tenante du titre, a été éliminée par la Croatie (23-30) en quart de finale du Mondial messieurs de handball, mercredi à Saragosse.
Cette défaite marque la fin d'une époque pour les "Experts", qui avaient remporté cinq des six dernières grandes compétitions internationales: JO-2008 et 2012, Mondiaux-2009 et 2011, et Euro-2010. Leur seul échec était intervenu à l'Euro-2012 (11e).

La fin est triste, moins glorieuse que celle dont ils avaient rêvé. 
Face à de jeunes Croates fougueux et enthousiastes, les Bleus ont démontré leur orgueil en résistant longtemps. Mais le poids des ans et les défaillances  individuelles ont fini par avoir raison d'eux.

Les Bleus avaient remporté cinq des six dernières grandes compétitions internationales: JO-2008 et 2012, Mondiaux-2009 et 2011, et Euro-2010. Leur seul échec était intervenu à l'Euro-2012 (11e). Mais ils avaient alors l'excuse de préparer avant tout les JO.
D'excuse, ils n'ont cette fois-ci aucune à présenter. Leur série de titres, sans précédent, devait simplement s'achever un jour. Autant que cela arrive contre l'équipe qui s'est le plus souvent dressée devant eux lors de leurs conquêtes.
Comme un symbole, la page la plus glorieuse du handball français - et même du sport français - a été tournée contre une nation qu'ils avaient
mise au pas en demi-finale des JO-2008, en finale du Mondial-2009, en finale de l'Euro-2010 et en demi-finale des JO-2012.

Attaque en berne

La défense tricolore, pointée du doigt depuis le début de la compétition, a globalement tenu son rang. Mais c'est l'attaque qui a cette fois-ci craqué, Nikola Karabatic étant trop esseulé sur la base arrière.
Elu meilleur joueur du monde en 2012, Daniel Narcisse a manqué son tournoi et son quart de finale, après une préparation tronquée. Jérôme Fernandez, lui aussi de retour de blessure, n'a pas apporté la rotation attendue. Et Xavier Barachet, gêné par son épaule endolorie, n'a jamais pesé.
Mercredi, les Bleus n'ont pas non plus pu compter sur la créativité de Luc Abalo, systématiquement en échec face à Mirko Alilovic, le gardien croate. Mais on a vu éclore à sa place le jeune Valentin Porte.

Onesta n'y croit pas

Quant à l'influence de l'affaire des paris sportifs sur la compétition Claude Onesta la rejetait depuis le début de la compétition.
"C'est peut-être pas neutre que Niko et Sami soient les joueurs les plus performants depuis le début de la compétition. C'est peut-être qu'ils ont des objectifs personnels supérieurs à ceux que les autres ont pu mettre en oeuvre", déclarait le sélectionneur.
Cependant le jour où nos confrères de midi libre reviennent sur l'affaire et l'intérêt de Nikola Karabatic pour les sites de paris sportifs, la France perd contre la Croatie.

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