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Merah n'a pas falsifié son passeport pour ses voyages à l'étranger

Le fac-similé du passeport de Merah publié par l'Express / © L'Express
Le fac-similé du passeport de Merah publié par l'Express / © L'Express

C'est un cafouillage des services de renseignements qui a conduit à croire que Merah avait trafiqué son passeport pour ses voyages notamment en Afghanistan. Selon L'Express, son passeport n'était pas falsifié.

Par Fabrice Valery

Mohamed Merah n'a pas falsifié son passeport contrairement à ce qu'a indiqué la DGSE dans une note déclassifiée afin d'expliquer le retard des services de renseignement pour le localiser en 2010, selon une source proche de l'enquête.

Une copie du passeport français de Merah, publiée lundi par L'Express, montre que figurent sur ce document la véritable date de naissance et l'adresse à Toulouse de Mohamed Merah, souligne cette source proche de l'enquête, relevant que cela dément la version avancée auparavant par la DGSE.
Dans une note consultée par l'AFP, datée du 23 mars 2012, au lendemain de l'assaut contre l'appartement du tueur au scooter, la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) écrit que Mohamed Merah a présenté un passeport "authentique" lors de son interpellation par la police afghane puis l'armée américaine, le 22 novembre 2010 à Kandahar, fief des talibans au sud d'Afghanistan.

Mais, selon la DGSE, Merah a "modifié la date et le lieu de naissance indiqués sur ce document, qui se sont ultérieurement révélés être ceux d'un homonyme vivant à Douai, également connu des services de police français pour des faits délictuels de droit commun", selon la note. Ce passeport français avait été délivré à Mohamed Merah le 30 juillet 2009.

Pour écrire cette note, la DGSE se basait sur une fiche de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la Défense), du 6 décembre 2010, consultée par l'AFP, indiquant une date de naissance en février 1988, à Villepinte, et un domicile à Douai. Les services de renseignement avaient expliqué que cette homonymie avait retardé l'identification de Merah dans ses voyages en Afghanistan notamment. La DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) était toutefois parvenue à retrouver sa trace le 10 janvier 2011, après une rapide enquête sur le Mohamed Merah de Douai, qui ne correspondait pas au profil du Toulousain.

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