Viehbacher, directeur général de Sanofi, veut “progresser” dans le plan de restructuration

© ERIC PIERMONT / AFP
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Le directeur général de Sanofi affirme être encore dans la réflexion sur l'avenir du site de Toulouse tout en réaffirmant la nécessité d'une restructuration.

Par VBH avec AFP

Le directeur général de Sanofi, Chris Viehbacher, a affirmé sa volonté de "progresser" dans la mise en oeuvre du plan de restructuration en France, notamment dans la recherche, qui suscite une forte opposition syndicale.

Le plan de la direction annoncé en juillet prévoit, d'ici 2015, 914 suppressions nettes d'emplois et 800 redéploiements par mobilité interne, dont 300 d'une région à l'autre. A Toulouse, des activités doivent être transférées en région parisienne ou lyonnaise, représentant 200 salariés selon les syndicats. Ils craignent la disparition pure et simple de la recherche dans l'agglomération. 

Concernant l'avenir du site de Toulouse, "nous ne sommes pas dans la précipitation, nous allons prendre le temps nécessaire pour réfléchir (aux) meilleures missions pour ce site", a-t-il précisé devant la presse.

"Pour nous, c'est indispensable de progresser" dans cette réorganisation, a déclaré M. Viehbacher lors d'une conférence de presse lors de la publication des résultats annuels. "La compétitivité de notre groupe ne sera assurée que si on peut mettre en place la nouvelle organisation de recherche", a-t-il ajouté.

"On n'a pas fait ce plan pour des économies. On a fait ce plan parce que sans un flux de nouveaux médicaments, on met en péril les 26 usines en France", a affirmé Chris Viehbacher. "Sur les dix-huit médicaments que nous allons lancer d'ici 2015, il y en a un seul qui vient de la maison", a-t-il poursuivi. "Si on avait voulu simplement faire des économies, on aurait pu ne rien faire parce qu'il y a 1.300 personnes qui vont partir en retraite", a-t-il lancé, affirmant que cette réorganisation constituait "un investissement".

Le groupe a passé 646 millions d'euros de provisions sur le 4è trimestre pour couvrir le coût du plan. "Bien souvent le discours en France, c'est de ne pas faire de restructuration si on fait des bénéfices. Je trouve que si on attend qu'on fasse des pertes, c'est un peu tard. On n'a pas les moyens (...) d'accompagner les employés", a déclaré le directeur général de Sanofi.

Chris Viehbacher a encore assuré qu'"en interne, ça se passe calmement". Les discussions sont terminées concernant les fonctions support au sein de Sanofi-Aventis Groupe, l'une des filiales françaises concernées par le plan, a-t-il précisé.

Sanofi a annoncé un bénéfice net consolidé de près de 5 milliard d'euros en 2012, en baisse de près de 13% sur l'année précédente en raison de l'expiration de plusieurs brevets importants. Ses ventes ont progressé de près de 5% à environ 35 milliards d'euros.

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