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Le patron du Raid, qui a dirigé l'assaut contre Merah à Toulouse, muté autoritairement

Amaury de Hauteclocque / © AFP / Fred Dufour
Amaury de Hauteclocque / © AFP / Fred Dufour

Amaury de Hauteclocque, patron du Raid, vient d'apprendre qu'il était muté autoritairement à l'Inspection Générale de la Police nationale (IGPN)

Par Fabrice Valery

Le patron du RAID, Amaury de Hauteclocque, qui avait dirigé l'assaut contre Mohamed Merah dans son appartement à Toulouse, a appris, à l'issue d'un convocation chez le directeur général de la police nationale, qu'il qu'un poste lui était proposé à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) dès ce vendredi. L'information, publiée ce vendredi matin par le Figaro, a été confirmée par le ministère de l'Intérieur et par l'intéressé lui-même. 
Actuel sous-directeur à la police aux frontières (PAF), Jean-Michel Fauvergue, 56 ans, devrait lui succéder.


Maltraité ?

"Après six ans à la tête du Raid, il peut légitimement se sentir maltraité" par une telle proposition, a jugé un de ses proches. Cette affectation a été faite "à titre temporaire" et ce départ n'est "absolument pas une sanction" ni "une fin de mission prématurée", répond-on au Ministère de l'Intérieur.
"C'est le patron du Raid qui est resté le plus longtemps en poste. Il est en poste depuis le 1er novembre 2007, soit 5 ans et demi."


Il paie l'assaut contre Merah ?

La gestion du siège de l'appartement de Mohamed Merah, qui a abouti à la mort du tueur au scooter le 22 mars 2012, a parfois été critiquée, y compris par les familles des victimes des tueries. Mais un rapport de l'IGPN, commandé par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, avait épargné le Raid.
S'ils regrettaient que juste avant le premier assaut donné à son appartement Mohamed Merah ait pu en sortir et y revenir sans être repéré, les auteurs du rapport validaient en revanche les "choix tactiques" du Raid qui "paraissent cohérents". Amaury de Hauteclocque avait affirmé dans un entretien à l'AFP que ses hommes avaient "donné sa chance jusqu'au bout" à Mohamed Merah. "Si un assaut a été lancé, c'est par Merah", avait-il dit au lendemain de la mort du tueur, alors que le plan qu'il avait "validé, était un plan de reprise des lieux en sécurité" pour s'assurer du maintien en vie de Merah. Selon lui, Mohamed Merah avait réorganisé son appartement "comme un terrain de guerre, avec obstruction de toutes les issues avec des meubles". Retranché dans la salle de bain, il sera finalement abattu en montant "à l'assaut du Raid", selon M. de Hauteclocque.

Amaury de Hauteclocque, à Toulouse le 22 mars 2012, quelques instants après la mort de Merah / © MaxPPP
Amaury de Hauteclocque, à Toulouse le 22 mars 2012, quelques instants après la mort de Merah / © MaxPPP

 

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