Mouvement de grève des Sanofi à Toulouse mardi pendant le CCE

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Écrit par VH avec AFP

La direction présentera au comité central d'entreprise de mardi un plan de restructuration qui prévoit la suppression avant décembre 2015 de 207 postes en France et organise en 5 ans le passage des activités de Toulouse à "l'autonomie". Les salariés de la ville rose seront en grève au même moment.

La direction présentera au CCE, à Chilly-Mazarin, en région parisienne, un plan de restructuration qui prévoit la suppression avant décembre 2015 de 207 postes en France et organise en 5 ans le passage des activités de Toulouse à "l'autonomie". Sur les 617 postes localisés à Toulouse fin février, 364 resteraient sur le site pendant la durée du plan, alors que le rapport de la mission ministérielle Saintouil publié mi-mai, tablait sur le maintien de 500 emplois sur le site.

De syndicats outrés...

"Le projet de restructuration présenté au CCE du 2 juillet ne s'inscrit absolument pas dans l'esprit du rapport présenté par Jean-Pierre Saintouil et soutenu par le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg", indique la CFDT, premier syndicat de l'établissement, dans un "appel à la grève". "Pour que Sanofi respecte son engagement, son ancrage territorial historique et conserve son savoir, il faut (...) un projet plus ambitieux, avec des solutions pérennes pour tous", ajoute la CFDT.

... et unis


"Une réunion intersyndicale est prévue vendredi afin de coordonner l'action", a indiqué de son côté Laurent Besson-Imbert délégué de Sud-chimie, deuxième syndicat à Toulouse, également favorable à une grève le 2 mais aussi le 9 juillet, date prévue pour une première réunion de négociation. "La direction avait de toute façon l'intention de se désengager, mission Saintouil ou pas, alors que nous refusons le départ de la recherche Sanofi de Toulouse", a déclaré M. Besson-Imbert.

Sanofi se désengage ?

"On ne nous parle plus de spin-off (société externalisée), mais d'entité ayant vocation à trouver très vite son autonomie, c'est un grand classique du désengagement", ajoute le délégué de Sud. Sud relève que le nouveau projet prévoit de conserver à Toulouse "40 personnes dans les fonctions support au lieu des 145 recensées par la mission ministérielle". "C'est une sacrée évaporation, cela correspond à une volonté de mutations et d'externalisation", ajoute M. Besson-Imbert.

Le plan initial de la direction avait été rejeté par la justice le 11 mars, faute d'informations suffisantes données aux élus du personnel et d'un vrai plan de reclassement.

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