Spanghero : les salariés interdits d'accès aux locaux de la société à Castelnaudary

Les employés de Spanghero se sont vus interdire lundi matin l'accès aux locaux de leur société, à Castelnaudary dans l'Aude. Laurent Spanghero, repreneur du site indique que l'entreprise est à l'arrêt.

Le site Spanghero de Castelnaudary.
Le site Spanghero de Castelnaudary. © France 3 Midi-Pyrénées
Stupeur pour les employés de Spanghero. Ce lundi matin, ils se sont vus interdire l'accès aux locaux de leur société, à Castelnaudary dans l'Aude. Le repreneur du site, Laurent Spanghero explique que l'entreprise est à l'arrêt et appelle à la patience.
Contacté par l'AFP, Jean Aparicio, délégué FO, explique : "ce matin, les salariés se sont présentés sur le site et Laurent Spanghero a interdit l'accès des locaux du personnel. Nous sommes donc sur le parking et nous allons faire venir un huissier pour le faire constater."
Un cadre de l'entreprise, Christophe Giry, a également confirmé cette information: "je suis arrivé ce matin, j'ai voulu entrer, il y avait des vigiles devant la porte qui m'ont signifié que je n'avais pas le droit de rentrer". 

Christophe Giry : "C'est honteux. Il n'y a que deux salariés protégés qui, sous notre pression, ont été autorisés à entrer".





Contacté par l'AFP, Laurent Spanghero, a tenu à relativiser l'incident, expliquant que l'entreprise était de fait à l'arrêt, faute de clients, et qu'il n'y avait
donc pas de travail pour le moment. Il a appelé les salariés à la patience. 

Laurent Spanghero : "il ne se passe rien du tout. L'usine est fermée, elle est à l'arrêt, et donc les salariés n'ont rien à faire dedans"


"Je n'ai pas encore de nouvelles de l'administrateur judiciaire et et j'attends qu'il me dise qui va être conservé et qui va être licencié. Je pense que j'en saurai plus demain ou mercredi", a-t-il ajouté.

Laurent Spanghero, repreneur de l'entreprise depuis trois jours

Sur décision du tribunal de commerce de Carcassonne vendredi 5 juillet 2013, Laurent Spanghero a repris l'entreprise en perdition à cause du scandale de la viande de cheval. Il s'est engagé à reprendre 90 des 230 emplois pendant au moins deux ans.
Il revient à l'administrateur judiciaire de désigner les 90 salariés qui seront sauvés, en fonction des besoins du repreneur et de critères d'ancienneté et de
qualification. Cette liste devrait être établie d'ici la fin de la semaine, a-t-on appris de source proche du dossier.
Des représentants du Pôle emploi sont attendus mardi sur le site pour expliquer aux futurs licenciés les démarches à suivre.
Spanghero, dont l'activité réduite faisait travailler une cinquantaine de personnes ces dernières semaines, est à l'arrêt depuis la semaine dernière et la fin d'un contrat du géant allemand de la distribution Lidl.

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