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Juan Bautista et Saúl

Saúl Jiménez Fortes à l'entraînement en Camargue, chez Alexandre Clauzel. Vache de Gallon. / © André Hampartzoumian
Saúl Jiménez Fortes à l'entraînement en Camargue, chez Alexandre Clauzel. Vache de Gallon. / © André Hampartzoumian

Les deux toreros au programme du magazine Signes du toro n° 75 diffusé ce dimanche à 10h45, Juan Bautista et Saúl Jiménez Fortes, ont beaucoup fait parler d’eux ces jours-ci…

Par Joël Jacobi

Juan Bautista, fort de ses importants succès de la saison passée en Europe et de cet hiver en Amérique, a sans doute voulu valider auprès des organisateurs son nouveau statut. Ce n’est manifestement pas du goût de tout le monde…
A 32 ans, entamant  sa carrière quinzième année dans le circuit professionnel, fier d’être un des toreros en activité étant sorti trois fois des arènes de Madrid par la Grande Porte, il estimait légitime qu’une place de choix lui soit réservée sur l’affiche de la feria de San Isidro.
Non. On lui a proposé en tout et pur tout un seul contrat ! Le genre d’offre que vous ne pouvez que refuser. Car l’accepter revient à dire que tout les efforts consentis, tous les succès accumulés ne servent à rien.
Après la lamentable affaire de la « corrida de solidarité » organisée en septembre dernier à Nîmes par l’union des toreros espagnols où sa participation -un temps évoquée - a finalement été écartée, il faut souhaiter que cette nouvelle humiliation renforce encore la détermination de Juan Bautista dans l’arène.

Saúl Jiménez Fortes a commencé sa saison hier à Valencia de la meilleure  façon qui soit.
Devant des gradins hélas très peu garnis, il alternait avec deux toreros bien plus aguerris que lui : Antonio Ferrera et Joselito Adame. Mieux servi, il est vrai que ses compagnons de cartel, il leur néanmoins « mis le bain » . Le critique taurin Paco Mora a écrit après la corrida : « A ese hay que echarle de comer aparte ». Celui-là, il ne mange pas à la même table que les autres.
Voir toréer Saúl, c’est se souvenir que la tauromachie est avant tout une affaire de courage. Celui du protégé du jeune torero de Málaga paraît sans limite. Et sa muleta se déplace avec une lenteur et une cadence qui forcent le olé ! Si la saison de Saúl continue sur la lancée de la corrida de Valencia, si un grave coup de corne ne vient pas l’interrompre, il est facile de parier que Saúl ne trouvera bientôt plus que trois ou quatre figures (y compris José Tomás) pour rivaliser avec lui devant les cornes.

Juan Bautista et Saúl sont dans Signes du toro dimanche : ne les ratez pas !

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