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Faute de combattants...

Saul Jimenez Fortes sera le 3ème et dernier torero à partir au bloc. Une corrida insensée... / © DR, Mundotoro
Saul Jimenez Fortes sera le 3ème et dernier torero à partir au bloc. Une corrida insensée... / © DR, Mundotoro

Une corrida incroyable, comme un noir pressentiment: au bout de vingt secondes le "cornalón" de David Mora. Et puis, au fil des minutes et du second toro, la certitude que la soirée s'arrêterait en chemin. Celui d'un drame à répétition. Trois toreros, trois sirènes...

Par Vincent Bourg

Madrid, 20 Mai 2014
madrid
Mardi 20 Mai 2014.
Plaza de Toros de Las Ventas. 19h.
Onzième corrida de la San Isidro.

David Mora : Blessure au toro d'ouverture
Antonio Nazaré : silence et blessure au deuxième toro
Saúl Jiménez Fortés : palmas après blessure au deuxième toro

Des quatre toros du blason d’El Ventorrillo (532, 537, 529 et 565 kg) et des deux de Los Chospes (2ème et 3ème, 490 et 579 kg) prévus, seuls les deux premiers sont sortis en piste.
Jiménez Fortés a dédié le second et ...ultime toro de la soirée, à Manuel Benitez "El Cordobés", présent en barrera et venu inaugurer la plaque en céramique rappelant, le 20 mai 1964 (50 ans), sa confirmation d'alternative à Las Ventas.
Salle de presse des arènes, 20h17. "Barquerito" à gauche, Paco Aguado à droite. Tous blêmes, secoués. Un à un, les bulletins médicaux des trois toreros nous parviennent.
Celui de Nazaré  arrive en tête:
Traumatisme au genou droit avec lésion aux ligaments. Puis, le plus attendu, le pronostic "muy grave" de David Mora : 30 cm dans la cuisse gauche avec veine fémorale sectionnée et 10 cm à l’aisselle gauche.
Vers 21h40, celui de Jiménez Fortés qui, lui aussi, a reçu deux coups de corne de 10 cm, dont l’un atteint le fémur, au dessus de la jambe droite. A 21h20, il attendait son tour pour passer sur le billard. Infirmerie de guerre...
En 1975 et en 1979, Las Ventas avait déjà connu trois corridas stoppées, faute de combattants. Respectivement et sauf erreur, ils avaient pour noms : Ruiz Miguel, A.J.Galán, Juan de Mata, R. de Paula, Manolo Cortés, Ruiz Miguel à nouveau, Paco Alcalde, Ortega Cano et Niño de Aranjuez.
Drôles de jours qui se succèdent : deux toreros mexicains ont été tués sur le sable en début de semaine: un forcado, Eduardo de Villar à Seybaplaya et le modeste matador Luis Miguel Farfan à Maní dans l’état du Yucatán.
Environ ¾ d’arènes à Madrid. Moins de 13 degrés, un vent de cauchemars...

zoc



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