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Bassin Adour-Garonne : l'Etat réduit d'un tiers les zones vulnérables aux nitrates

© MaxPPP
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L'Etat a partiellement répondu aux protestations de la FNSEA contre l'extension des "zones vulnérables" aux nitrates dans le bassin Adour-Garonne, en réduisant d'un tiers la taille des nouvelles zones où s'imposent de sévères mesures antipollution.

Par LB avec AFP

Les agriculteurs ont été entendus. L'Etat vient de réduire la carte des "zones vulnérables" aux nitrates dans le bassin Adour-Garonne. Les nouvelles zones où s'imposent de sévères mesures antipollution seront réduite d'un tiers par rapport au projet initial.

Deux arrêtés préfectoraux pris à la mi-mars

Deux arrêtés ont été pris à la mi-mars par le préfet de Midi-Pyrénées, coordonnateur du bassin Adour-Garonne. Ils aménagent le durcissement de la carte de lutte contre les nitrates prévu l'été dernier, ont indiqué des responsables de la direction régionale de l'agriculture (DRAAF) et de l'environnement (DREAL).

Plusieurs manifestations des agriculteurs

Le projet initial avait provoqué une flambée de colère et de manifestations répétées du monde agricole dans le Sud-Ouest à l'automne dernier. Dès la fin août, les présidents des chambres d'agriculture soulignaient que "les nouveaux critères" conduisaient à "une augmentation de plus de 80% du nombre des communes classées en zone vulnérable, ce qui fragilise fortement l'agriculture du bassin Adour-Garonne et plus particulièrement son élevage".

Des mesures exigées par l'Europe

A la demande de la Commission européenne qui jugeait insuffisantes les mesures françaises contre la pollution des eaux par les nitrates, la France a abaissé de 50mg/l à 18 mg/l d'eau le seuil au-delà duquel une zone est "vulnérable". Le Sud-Ouest, moins pollué que les zones de grande culture du bassin parisien, déjà en zone vulnérable, a pris de plein fouet le nouveau zonage présenté à l'été 2014.
Il prévoyait d'ajouter 1.635 nouvelles communes aux 2.017 déjà concernées dans le bassin, qui couvre les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, ainsi qu'une petite partie des régions limitrophes (Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin et Poitou-Charentes).

Une nouvelle carte pour le bassin Adour-Garonne

La nouvelle carte ramène de 1.635 à 1.437 le nombre des nouvelles communes concernées et dans 524 de ces dernières, seule une partie du territoire sera classée en zone vulnérable, ce qui est impossible jusqu'ici. Au total, la surface nouvelle en zone vulnérable est inférieure de 36% au projet initial.
En revanche, le seuil de 18 mg de nitrates par litre d'eau subsiste, au-delà duquel l'exploitant doit prendre des mesures jugées exorbitantes par le principal syndicat agricole, la FNSEA.
L'épandage de tout engrais synthétique ou naturel (déjections animales) est interdit jusqu'à 7 mois et demi par an, ainsi que tout épandage à moins de 35 mètres des berges ou sur des sols en forte pente. Les agriculteurs sont donc tenus de stocker plus longtemps les déjections animales et donc d'investir dans des fosses étanches de plusieurs dizaines de milliers d'euros.

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