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Grande région : la gauche majoritaire dans 12 des 13 départements de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

© MaxPPP
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A neuf mois des élections régionales, le PS sort vainqueur des élections départementales dans la future grande région. Mais les régionales sont encore loin et le mode de scrutin sera différent. 

Par Fabrice Valery

Dans la nouvelle carte de France des départements (voir ci-dessous), le quart sud-ouest fait figure d'exception. Alors que de très nombreux départements ont basculé à droite, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon reste en rose : sur les 18 départements de ces trois régions seuls 2 sont à droite ou au centre (Aveyron qui y reste et Pyrénées Atlantiques qui basculent). Tous les autres sont gagnés par le PS.
 / © FranceTV Info
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La Lozère bascule à gauche

A neuf mois des élections régionales de décembre prochain, la gauche, particulièrement le PS, sort vainqueur de ces élections départementales. Dans les deux régions appelées à fusionner, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, la gauche gagne même un département celui de la Lozère. Seul l'Aveyron résiste à cette "vague rose". En Languedoc-Roussillon, le PS réalise même le grand chelem même s'il n'obtient qu'une majorité relative dans le Gard.

Bon présage pour les socialistes ? 

Carole Delga, la tête de liste PS pour les régionales (qui quittera le gouvernement en juin pour mener campagne), était dimanche soir très attentive à ces résultats des départementales. Pour elle, la bascule de la Lozère est donc une bonne nouvelle. 

Un mode de scrutin différent, une forte concurrence à gauche, le FN en embuscade

Mais attention à ne pas tirer trop vite des conclusions. Le mode de scrutin aux régionales (proportionnelle par listes) est différent et pourrait notamment favoriser le Front national qui s'il compte peu d'élus (6 dans l'Hérault) en raison du scrutin majoritaire réalise des scores impressionnants, notamment en Languedoc-Roussillon :

  • 41 % dans le Gard
  • 39 % dans l'Aude
  • ​36 % dans l'Hérault
  • 34 % dans les Pyrénées-Orientales
  • 27 % dans le Tarn-et-Garonne
  • 26 % dans le Tarn
Et puis la gauche partira en ordre dispersé. L'écologiste Gérard Onesta (vice-président du Conseil régional Midi-Pyrénées) va annoncer sa candidature mi-avril. Il a déjà dit dimanche soir sur le plateau de France 3 Midi-Pyrénées qu'il y aurait une union à gauche... au second tour ! 
Nadia Pellefigue et Gérard Onesta
Le PRG, lui, souhaite toujours négocier avec le PS la tête de liste pour la ministre du logement Sylvia Pinel

A droite, début des hostilités le 4 avril

Pour la droite et le centre, c'est toujours le maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc, bien qu'affaibli par les mauvais scores de ses poulains en Haute-Garonne et particulièrement à Toulouse, qui joue le meneur de troupe, sans toutefois être candidat. Selon nos informations, les candidatures UMP-UDI seront ouvertes le 4 avril prochain. Bernard Carayon, le maire UMP de Lavaur, est déjà déclaré. Mais il y aura d'autres candidats. La campagne est déjà lancée. 

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