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Régionales 2015 : le politologue Dominique Reynié candidat dans la future Grande région

Le politologue Dominique Reynié lors de la 23e Journée du livre politique à l'Assemblée nationale, le 8 février 2014 à Paris. / © MAXPPP
Le politologue Dominique Reynié lors de la 23e Journée du livre politique à l'Assemblée nationale, le 8 février 2014 à Paris. / © MAXPPP

Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et auteur de nombreux ouvrages politiques, a annoncé sa décision dans la presse régionale. Issu d'une famille aveyronnaise, il dit vouloir "prendre part à cet effort indispensable avant que (la France) n'aille trop mal".

Par Claire Digiacomi (avec AFP)

Le politologue Dominique Reynié a annoncé, dimanche 5 avril, son entrée dans l'arène politique. A 54 ans, il présente sa candidature comme tête de liste de la droite aux élections de décembre 2015 dans la nouvelle grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon.

M. Reynié, agrégé de sciences politiques et professeur des universités à Sciences Po, souhaite conduire la liste rassemblant l'UMP, l'UDI et le Modem aux élections régionales de décembre, a-t-il indiqué dans des entretiens accordés à La Dépêche du Midi et au Midi Libre. "C'est ma première candidature, je n'ai jamais exercé de mandat", dit le politologue, qui tient à rappeler qu'il n'est encarté auprès d'aucun parti politique.

"Est-ce que je n'ai pas quand même à essayer de passer de l'observation à l'action ? Est-ce que je ne vais pas me reprocher un jour de ne pas avoir donné la main à celles et ceux qui sont à la manoeuvre, à un titre ou à un autre ?", s'interroge-t-il dans La Dépêche du Midi.



"De plus en plus inquiet" pour la France

Le directeur général de la Fondation pour l'innovation politique, un centre de réflexion proche de l'UMP, a estimé dans le Midi Libre que le rapprochement entre les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon "a commencé très mal". "Fusionner pour faire des économies", le principal argument avancé selon lui, est "mauvais".

Pour justifier son engagement politique, M. Reynié a indiqué porter "un regard de plus en plus inquiet" sur la France et a souhaité "prendre part à cet effort indispensable avant que ça n'aille trop mal". L'échelon régional "résiste bien en terme de services publics, d'identité, de proximité et de sensibilité au geste démocratique", a assuré au Midi Libre M. Reynié, qui n'entend pas "faire carrière dans la politique".

"C'est ma région"

Il a aussi insisté sur son ancrage régional : "Cette grande région c'est ma région. Ma famille est aveyronnaise""Je n'ai aucun soutien exprimé. J'ai simplement averti les gens concernés de ma démarche", a-t-il conclu. M. Reynié devra au préalable obtenir l'aval de l'UMP et sera notamment opposé au maire de Lavaur (Tarn) et ancien député Bernard Carayon. Les noms du député UMP de Lozère, Pierre Morel A L'Huissier, et de Stephan Rossignol, actuel président du groupe UMP au conseil régional de Languedoc-Roussillon, sont également cités dans la presse régionale.

Les candidats seront auditionnés le 25 avril par un comité des sages composé d'une douzaine d'élus non candidats et c'est ensuite un collège de quarante grands élus qui proposera le nom du futur candidat aux commissions d'investiture des trois partis UMP, UDI et Modem.

 

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