EADS : pas de procès pour délit d'initiés

Le tribunal correctionnel de Paris a constaté l'extinction de l'action publique pour les neuf prévenus qui devaient comparaître dans l'affaire de délit d'initiés
au sein du groupe d'aéronautique et de défense EADS, mettant un terme au procès avant même qu'il n'ait débuté sur le fond.

On s'y attendait et cette décision est donc tout sauf une surprise. Conséquence de la récente décision du Conseil constitutionnel qui a interdit la possibilité de poursuivre un délit d'initiés devant deux juridictions différentes, le procès EADS n'aura pas lieu.

Une annonce faite 10 ans après le début des soupçons qui pesaient sur sept cadres dont l'ancien co-président du groupe, Noël Forgeard, l'actuel directeur commercial d'Airbus, John Leahy, l'ancien numéro deux d'EADS, Jean-Paul Gut, le directeur financier de l'époque Andreas Sperl, ainsi que trois cadres dirigeants de sa filiale Airbus, Alain Flourens, Erik Pillet et Olivier Andriès. Seuls MM. Leahy, Flourens et Sperl travaillent toujours aujourd'hui dans "Airbus Group", la nouvelle dénomination d'EADS.

La justice leur reprochait de s'être enrichis indûment, en 2005 et 2006, en vendant des stock-options alors qu'ils avaient connaissance d'information privilégiées, précises et confidentielles, de nature à influer sur le cours de l'action EADS

Les prévenus avaient déjà été poursuivis par l'Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse, avant d'être blanchis.