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3 questions sur l'abattage de plus d'un million de canards dans le sud-ouest

Illustration. Abattage de canards dans un élevage de la commune de Belloc-Saint-Clamens, dans le Gers / © E. Fillon / France 3
Illustration. Abattage de canards dans un élevage de la commune de Belloc-Saint-Clamens, dans le Gers / © E. Fillon / France 3

L'abattage massif pour cause de grippe aviaire a débuté ce jeudi notamment dans les départements du Gers et des Hautes-Pyrénées. 

Par France 3

1) Pourquoi cet abattage ?

Selon les autorités et le ministère de l'Agriculture, "nous sommes face à une diffusion très large du virus qui est très agressif et très rapide". Il faut donc prendre des mesures avant que la situation ne devienne incontrôlable.
Il a été décidé de procéder à l'abattage des canards élévés à l'air libre sur environ 150 communes situées dans les départements du Gers, des Hautes-Pyrénées, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Sur cette zone, ce sont environ un million de palmipèdes qui sont concernés. 

2) Pourquoi pas d'abattage dans le Tarn d'où est partie l'epizothie ?

L'épidémie a commencé au début du mois de décembre dans le département du Tarn. Elle s'est propagée à d'autres départements notamment en raison du transports par camion de milliers de canetons avant que l'alerte ne soit donnée. 
Alors pourquoi le département du Tarn n'est-il pas concerné par cet abattage massif ? Apparemment les autorités privilégient les zones où se concentrent les passages d'oiseaux migrateurs qui pourraient être des facteurs de propagation du virus de la grippe aviaire. 
Dans le Tarn, comme dans d'autres départements, les oiseaux des exploitations touchées par le virus ont déjà été abattus en décembre. 300 000 au total dans le sud-ouest.

3) Y aura-t-il un nouveau "vide sanitaire" ?

Pour le moment, le ministère veut stopper le virus, uniquement en pratiquant ce "dépeuplement" des exploitations où les palmipèdes sont élevés à l'air libre. Il n'est donc pas (encore) question de pratiquer un vide sanitaire total dans toutes les exploitations du Sud-Ouest comme ce fut le cas après la première épizothie début 2016. 
Cette campagne d'abattage va se poursuivre jusqu'au 20 janvier. Le point sera ensuite fait pour voir si cette mesure a suffi pour stopper le virus. 

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