Ariège : une visite dans l'ancienne mine de Salau révèle la présence de polluant type PCB

La mine de Salau (Ariège) à 1.230 m d'altitude. / © France 3 Occitanie
La mine de Salau (Ariège) à 1.230 m d'altitude. / © France 3 Occitanie

Une visite réalisée par des experts dans l'ancienne mine de Salau à Couflens en Ariège a permis de révéler la présence probable de PCB dans un ancien transformateur électrique abandonné. Les actionnaires de l'ancienne société d'exploitation vont devoir gérer la dépollution.

Par Juliette Meurin

La réouverture de la mine de Salau à Couflens en Ariège risque de prendre plus de temps que prévu.
La société Variscan Mines qui a obtenu un permis exclusif de recherches de mines (PER) a en effet commencé les visites de sécurité prévues avant une éventuel chantier de reprise d'exploitation.
Et selon un communiqué de la préfecture de l'Ariège, un transformateur électrique abandonné contenant  un "liquide isolant susceptible d'être du PCB" a été repéré à une trentaine de mètres de l'entrée de la mine.

Cette découverte confirme les inquiétudes de certains habitants regroupés au sein d'une association et qui s'opposent à la réouverture de la mine.

La mine de Salau avait commencé a exploiter du tungstène en 1971, elle avait fermé en 1986.

Le PCB est un produit toxique et polluant aujourd'hui interdit et il appartient à l'ancienne société exploitante de l'éliminer. Mais la société SMA n'existe plus. L'Etat va donc demander aux anciens actionnaires, le BRGM Sa et BNP Paribas de procéder au retrait de ce transformateur.

Au total, 5 visites de sécurité sont prévues afin d'évaluer les risques potentiels pour les personnes amenées à entrer dans la mine. Lors de la première visite le 22 février dernier, des analyses concernant l'amiante ont également été réalisées. Les résultats sont attendus dans les jours qui viennent.

Pour les prochaines visites les experts utiliseront probablement un autre mode de transport que l'hélicoptère pour atteindre la mine. La préfecture précise en effet qu'une infraction a été constatée et signalée au procureur de la république. La zone est protégée au titre de la préservation du gypaète barbu.



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