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Une brebis attaquée par un ours en Ariège : l'ONCFS refuse de se déplacer

Joseph Bernadac et son troupeau à Auzat (Ariège) / © Geoffrey Berg/FTV
Joseph Bernadac et son troupeau à Auzat (Ariège) / © Geoffrey Berg/FTV

L'ours aurait attaqué une brebis en Ariège sur l'estive du Montcalm. L'éleveur a appelé les agents de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune sauvage) pour une expertise mais ils auraient refusé de se déplacer. L'un des véhicules de l'ONCFS a en effet été incendié récemment.
 

Par Juliette Meurin

Les agents de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) avaient prévenu : Ils ne feront plus les expertises dans les vallées d'Aston et de Vicdessos. Un de leur véhicule a en effet été incendié il y a peu de temps.
Les constats de dégâts liés aux ours sont donc suspendus dans des zones où les "conditions de sécurité ne sont pas réunies".
 

Au loin, le berger a vu l'ours attaquer la brebis

Un éleveur a donc appelé en vain l'ONCFS ce mercredi pour une expertise. L'une de ses 500 brebis a été attaquée par l'ours sur l'estive de Montcalm. Le fils de Joseph Bernadac aurait même vu l'ours s'en prendre à la brebis grâce à ses jumelles. Il était parti chercher une autre partie du troupeau et se trouvait sur une crête ce qui lui a permis d'assister impuissant à la scène. C'était en pleine journée, vers 11h30.
Pour être indemnisé l'éleveur doit demander à l'ONCFS une expertise pour confirmer que c'est bien l'ours qui est à l'origine de l'attaque. Mais selon l'éleveur, l'ONCFS a refusé de se déplacer comme cela avait été annoncé.

Nous n'avons pas pu avoir de confirmation de cette information, la préfecture nous renvoie sur l'ONCFS qui nous renvoie sur la préfecture.

La situation est tendue depuis la sortie d'hivernation des ours dans les Pyrénées. On compte de nombreuses prédations notamment en Ariège et la préfecture a autorisé des tirs d'effarouchement pour éloigner l'ours.
 

Des cabanes de bergers ont commencé aussi à être installées en estive.
 

Mais ces abris, certains bergers ne voient pas bien comment cela pourrait empêcher les prédations.

"Ce troupeau c'est notre gagne pain mais c'est aussi notre deuxième famille", dit Joseph Bernadac (64 ans) qui élève ces brebis avec son fils (il se rend sur l'estive 5 fois par semaine).
On sent de la colère et de la lassitude chez cet homme qui a connu une époque où l'on pouvait laisser les bêtes en estive sans inquiétude. "Aujourd'hui, il y en a partout", dit-il.
Selon les dernières estimations de l'ONCFS, on compte une cinquantaine d'ours dans les Pyrénées.
 

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