PHOTOS. "De l'or au-dessus de leurs têtes" : Astronome et auteur d'images extraordinaire de l'univers, il projette d'ériger un observatoire dans le sud

Philippe Tosi, 54 ans, est passionné d'astronomie. Animateur au sein du Planétarium de Nîmes (Gard), il souhaite installer un observatoire à Val-de-Sos, en Ariège, dans la commune de son enfance.

Il a commencé à construire lui-même son premier télescope alors qu'il était adolescent. Philippe Tosi, 54 ans, a fait de sa passion pour l'observation du ciel son métier. 

Aujourd'hui "animateur scientifique" au Planetarium de Nîmes, dans le Gard, l'homme est originaire de l'Ariège. Il a acheté un terrain de 1300 m2  à Vicdessos, commune déléguée de Val-de-Sos, le village de son enfance. Il souhaiterait y implanter "d'ici 2024-2025" un observatoire accessible au public.

Il y 

"J'avais l'envie de donner un accès à ce ciel-là et à cette richesse pour le public", exprime l'intéressé. Les visiteurs pourront participer à des séances d'observation du ciel, de jour ou de nuit, et en tirer des images.

"Le ciel de l'Ariège est très intéressant" 

"Le ciel de l'Ariège est très intéressant, parce qu'il fait partie des plus sombres que l'on peut observer, et il est peu turbulent. Cela est notamment plus facile pour les images. J'ai envie de montrer aux gens qu'ils ont de l'or au-dessus de leur tête. Dans le Gard, où j'habite actuellement, les images sont moins nettes en raison du mistral et de la tramontane", raconte l'intéressé. 

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Une publication partagée par Philippe Tosi (@astrotozzi_)

S'il réalise ce projet "sur ses fonds personnels", Philippe Tosi devrait également quitter son emploi pour le voir aboutir. Le lieu ne consistera cependant pas entièrement en la création d'un nouvel observatoire. "Il y aura plusieurs télescopes, dont deux gros de 500 et 800 mm, et des lunettes solaires [pour l'observation du ciel de jour, NDLR.]. J'ai déjà la plupart de ces instruments. Il y a cependant le plus gros télescope que je vais construire", explique Philippe Tosi.

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Le site comprendra en un rez-de-chaussée de 35 m2,  avec une salle de cours et un poste d'observation, et un étage dédié à l'observation solaire. "Ces dernières ont toutes les précautions possibles pour les yeux", décrit l'intéressé. 

Les instruments, actuellement dans le Gard, devront être démontés pour être réinstallés.