Serpents, crocodiles, lézards : découvrez la vraie nature de 400 de ces animaux de la ferme des reptiles

Serpents, tortues, crocodiles… La ferme des reptiles de Bastide-de-Cérou en Ariège abrite plus d’une centaine d’espèces différentes. Elle accueille du public pour déconstruire la mauvaise réputation de ces animaux.

Ici pas de poule ni de chèvre, et encore moins des cochons. La ferme des reptiles abrite plus de 400 animaux, des serpents en grande majorité mais aussi des lézards, des tortues et des crocodiles. Une centaine d’espèces que le public peut approcher au plus près. “Les couleuvres représentent 80% des serpents de notre planète” explique Pierre Banzept, le créateur du site, une couleuvre américaine dans les mains. “Elles sont inoffensives pour l’homme (à quelques exceptions près) et c’est un pur serpent ratier, un mangeur de souris qui tue ses proies par constriction.”

Au plus près des animaux 

Le propriétaire des lieux fait aussi office de guide. Au cours de la visite, il permet aux visiteurs de caresser certains lézards mais aussi, de porter (à plusieurs), un python molure de Birmanie de 40 kg, un des plus grands constricteurs au monde. “C’est un animal incroyable au niveau agilité grâce à tous ces muscles”, montre-t-il. Face à lui, un garçon est venu faire la visite avec ses parents, il est émerveillé, l’animal dans les bras. “Ca fait vraiment bizarre d’en toucher un, ça me fait du bien, je ne m’attendais pas à ça”, réagit-il. “De pouvoir toucher des serpents, c’est assez rare”, commente sa maman. “Nous avons fait pas mal de terrariums en France parce que notre fils est fan et donc là, d’en toucher un, il est heureux. On va passer de très bonnes vacances.”

Une collection née d’échanges sur près de 30 ans

Ces reptiles viennent du monde entier. Certains sont totalement inoffensifs et d’autres, suffisamment venimeux pour vaincre un petit groupe d’humains. “Long, rapide, puissant, le mamba vert a une excellente vision et c’est l’un des serpents les plus rapides au monde”, précise Pierre Banzept. “Son venin est vraiment terrible, il en a assez pour tuer 12 personnes. Et encore, c’est le plus petit des mambas.”

Le propriétaire du vivarium est passionné d’animaux et plus précisément de reptiles depuis l’enfance. Il y a une trentaine d’années, il décide d’ouvrir son propre vivarium pour partager son savoir avec les visiteurs et permettre la préservation d’espèces en voie de disparition. “Tous les animaux présents sont le fruit d'échanges”, précise-t-il. “On ne peut pas aller sur place chercher des animaux. C’est interdit et surtout, ce n’est pas la philosophie de la ferme des reptiles. Ici, on ne présente que des animaux nés en captivité. Nous avons un rôle de protection de ces espèces rares, en les faisant se reproduire, on permet de maintenir la population viable.” 

A l’extérieur du vivarium, un jardin héberge des tortues géantes d’Afrique. Une espèce dont l'espérance de vie est de plus d’un siècle.