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Venus faire une expertise sur une probable attaque d'ours, des agents de l'ONCFS retrouvent leur véhicule incendié

Une voiture de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été incendiée ce mercredi en Ariège. L'incident s'est déroulé à Auzat où des agents de l'office venaient effectuer une expertise après une possible attaque d'ours.

Par JM avec AFP

Un véhicule de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a été incendié mercredi en Ariège, alors que des agents procédaient à une expertise après une possible attaque d'un ours, un comportement qualifié d'"irresponsable" par la préfète. 

Peu avant 7H00, deux agents de l'ONCFS et un agent de la direction départementale des territoires (DDT) se sont rendus à Auzat, en Haute-Ariège, pour déterminer la cause du décès de trois brebis et l'éventuelle implication d'un ours, indique la préfecture dans un communiqué.
  
 "L'expertise, pour laquelle un rendez-vous avait été fixé avec le président du groupement pastoral de Bassies-Lartigue concernait 3 brebis, et s'est déroulée correctement", précise la prefecture.
Mais, à leur retour, les agents ont constaté que "leur véhicule, initialement garé à côté de celui d'un éleveur, avait été déplacé et incendié".

Ce sinistre intervient dans un contexte tendu, après le dérochement fin juin de plus de 250 brebis, tombées d'une crête dans le massif de l'Aston à cause de la présence d'un ours, ce qui avait ravivé les tensions entre les partisans d'un retrait graduel d'ours dans la zone et ceux plaidant pour un renforcement de la protection des troupeaux.
 


La population d'ours dans le massif pyrénéen est estimée actuellement à une cinquantaine de spécimens.

 Après la mort des 250 brebis, des élus et des éleveurs de l'Ariège avaient réclamé que l'Etat retire des ours du massif pyrénéen.

Contacté, l’une des figures de ces anti-ours, le président de la chambre d’agriculture de l’Ariège, Philippe Lacube n’a pas souhaité réagir à cet évènement :

Je n’ai pas grand-chose à dire si ce n’est que l’ONCFS cultive des inimitiés de partout. Je ne voudrais pas que l’on puisse penser que ce soit l’acte d’agriculteurs ou d’éleveurs. Attendons que l’enquête avance. 


  
La préfète de l'Ariège Chantal Mauchet, a renouvelé mercredi "tout son soutien aux éleveurs et bergers touchés par les prédations, mais ne peut tolérer que des atteintes individuelles soient portées aux agents publics dans l'exercice de leur mission".
 


Mme Mauchet a rappelé dans son communiqué "que ce sont ces expertises qui permettent de connaître de la façon la plus précise possible les atteintes portées par les ours aux troupeaux, et de déclencher les indemnisations auxquelles ont droit les éleveurs".
 

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