A l’appel de l’ASPAP, l’association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées, environ 150 personnes ont participé ce vendredi à une marche en montagne dans le secteur de Saleix, en Ariège, pour dire leur opposition à la réintroduction d'ours dans les Pyrénées.

Pour dire leur opposition à la réintroduction des ours dans les Pyrénées, elles ont choisi d'aller marcher en montagne et de monter en estive. Environ 150  personnes se sont rassemblées ce vendredi en Ariège, dans le secteur du port de Saleix, pour une grande journée festive.
Cette opération "sacs à dos solidaires" initiée par l'ASPAP, l'association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées, farouchement opposée à la réintroduction des ours dans le massif, se voulait aussi un soutien appuyé aux éleveurs du secteur. "Face à l'Etat qui n'a pas su protéger les Ariégeois, formons par notre présence nombreuse et festive un bouclier solidaire et invincible" invitait l'ASPAP dans un communiqué.

Dans le collimateur de l'ASPAP, la récente attaque d'ours qui a conduit au dérochement de 260 brebis sur une estive à Aston, en Ariège. "La dernière attaque de l'estive d'Aston-Sénard est le drame de trop. L'ONCFS savait que l'ours était là mais a caché sa présence. C'est monstrueux." 
Ariégeois de toutes les vallées, élus et représentants du territoire, défendons ensemble le droit de transhumer, de chasser, pêcher, randonner et user librement de l'espace montagnard. Ne laissons pas la réintroduction de prédateurs, inutile, coûteuse et dangereuse nous priver notre liberté acquise depuis mille générations !" dit encore l'ASPAP.
 

Des éleveurs venus de toutes les Pyrénées

Des éleveurs de l'Ariège, du Pays basque ou encore du Béarn ont répondu ce vendredi à son appel mais aussi un éleveur de Lozère confonté pour sa part à la présence d'un autre prédateur, le loup. A 1800 mètres d'altitude, ils ont redit leur colère face aux attaques d'ours et réclamé des mesures de l'Etat. 
"Il faut enlever de la pression sur ces territoires, sinon il va y avoir des accidents" pour Philippe Lacube, membre de l'ASPAP et président de la chambre l’agriculture, "il faut envisager une régulation, il y a trop d'ours".

Voyez le reportage de Sylvain Duchampt et Marc Raturat :