Aude : un atelier de découpe de viande privé d'électricité

A Arquettes-en-Val, Emilie Gros doit alimenter son groupe électrogène en permanence pour maintenir son activité. / © F3LR
A Arquettes-en-Val, Emilie Gros doit alimenter son groupe électrogène en permanence pour maintenir son activité. / © F3LR

A Arquettes-en-Val, dans les Corbières, une jeune éleveuse se bat depuis plus d'un an pour faire tourner un atelier de découpe de viande, sans électricité... La municipalité refuse l'autorisation des travaux. L'exploitation familiale, qui doit louer un groupe électrogène, fait appel à la justice.

Par Sylvie Bonnet

Des chambres froides et un atelier de découpe qui fonctionnent grâce à un groupe électrogène. C'est une polémique insolite qui agite le village d'Arquettes-en-Val, dans l'Aude.
En effet depuis un an, une jeune éleveuse de moutons, Emilie Gros qui vient de créer son atelier de découpe de viande se bat pour tenter d'obtenir l'électricité. En attendant, elle doit louer un groupe électrogène et l'alimenter plusieurs fois par jour.

L'exploitation familiale audoise découpe une trentaine d'agneaux par mois, réservés à la vente directe. / © F3LR
L'exploitation familiale audoise découpe une trentaine d'agneaux par mois, réservés à la vente directe. / © F3LR


L'accord de principe avec le syndicat audois d'énergie reste lettre morte


Avant de se lancer dans l'aventure d'un atelier de découpe pour valoriser l'élevage de mouton, Emilie Gros avait bien sur prévu l'alimentation de l'atelier en électricité. Un accord conclu avec le Syaden, syndicat audois d'énergie, aurait dû permettre l'acheminement du réseau electrique.  Les travaux étaient subventionnés à 90% par le syndicat et la productrice s'était engagée à payer le reste afin que la charge soit nulle pour la mairie. Mais la municipalité d'Arquettes-en-Val a refusé de donner l'autorisation de travaux.
 

Le litige devant la justice


De son côté, le maire d'Arquettes-en-Val assume ce refus. Pour André Pech, cette demande de l'interessée est l'occasion de régler d'autres contentieux avec cette famille. Il demande en effet que la jeune productrice signe une convention avec la mairie. Convention qui contiendrait des conditions inacceptables pour l'éleveuse.

Résultat, c'est le tribunal adminisatratif de Montpellier qui doit trancher dans l'année. En attendant, le groupe electrogène va continuer à ronronner pour conditionner la viande et la garder au frais.

Une éleveuse audoise privée d'électricité
Alexandre Grellier et Fred Guibal sont allés enquêter à Arquettes-en-Val - F3LR

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