Arsenic dans la vallée de l'Orbiel : dans l'Aude, les enseignants sont inquiets de l'absence de suivi médical

Carcassonne : nouvelles analyses de dépistage d'arsenic sur des enfants vivant dans la Vallée de l'Orbiel - 16 août 2019. / © F3 LR
Carcassonne : nouvelles analyses de dépistage d'arsenic sur des enfants vivant dans la Vallée de l'Orbiel - 16 août 2019. / © F3 LR

Des taux d'arsenic plus élévés que la moyenne ont été retrouvés dans les urines d'enfants de la vallée de l'Orbiel. De l'arsenic provenant sans doute de l'ancienne mine de Salsigne et charrié par les inondations d'octobre 2018. Les syndicats enseignants demandent le suivi médical des personnels.

Par Carine Alazet

C'est le syndicat UNSA-enseignants de l'Aude qui tire la sonnette d'alarme.

Depuis la rentrée scolaire, il demande à la direction de l'académie de Montpellier de prendre en charge un suivi des enseignants, par l'intermédiaire de la médecine du travail, afin de répondre aux inquiétudes liées aux taux élevés d'arsenic retrouvés dans les sols des communes de la vallée de l'Orbiel.

Anne Marty, responsable de l'UNSA-enseignants pour l'Aude, regrette que cette "demande légitime" n'ait encore trouvé aucun écho au rectorat.
 

Les collègues souhaiteraient être testés pour confirmer qu'ils ne courrent aucun risque pour leur santé. Si les analyses d'urines sont négatives, pas besoin de mettre en place un suivi et tout le monde sera rassuré.


Selon le dernier décompte de l'agence régionale de Santé Occitanie, 58 enfants de la vallée de l'Orbiel présentent des taux d'arsenic supérieurs à la moyenne, sur les 191 testés. L'ARS minimise les risques, mais chez les parents et les militants, l'inquiétude reste vive.

Ce sont les inondations d'octobre 2018 qui, en charriant dans toute la vallée de l'Orbiel l'arsenic stocké autour de l'ancienne mine d'or de Salsigne ont relancé les inquiétudes.
 

L'UNSA s'étonne du manque de réactivité des services de l'Education Nationale, alors même que le 2 septembre dernier, en direct dans le journal régional du Languedoc-Roussillon, Béatrice Gille, rectrice de l'académie de Montpellier, assurait que les enseignants seraient suivis.
 

On offre aux enseignants le suivi qu'il faut. Le plus dangereux avec l'arsenic, c'est l'ingestion, on a prévenu les enfants et les parents d'élèves. Mais les enseignants seront suivis.

 
Béatrice Gille rectrice de l'académie de Montpellier
La rectrice de l'académie de Montpellier interrogée par Valérie Luxey dans le journal régional de France 3 Languedoc-Roussillon le 2 septembre 2019 - F3 LR / FTV

Pour l'UNSA, au-delà des enseignants, c'est même l'ensemble des personnels des établissements scolaires de la vallée de l'Orbiel qui devrait être testé.
 

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