Covid dans les lycées : le taux d’absence flambe et inquiète à deux mois des premières épreuves du bac

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Écrit par Ophélie Le Piver
Jusqu'à 6 élèves seulement présents en classe, la vague Omicron impacte durement l'organisation des lycées
Jusqu'à 6 élèves seulement présents en classe, la vague Omicron impacte durement l'organisation des lycées © Frédéric Guibal/France3

Les premières épreuves du baccalauréat débuteront dans deux mois, mais difficile pour les élèves de se préparer sereinement dans le contexte actuel. En raison du Covid, les taux d’absence de lycéens et professeurs explosent. Exemple dans l'Aude et les Pyrénées-orientales.

« Dans ma classe, nous sommes 33 élèves habituellement, mais depuis la rentrée, on est entre 22 et 24 suivant les jours, et parfois ce sont les professeurs qui sont absents”. La situation décrite par Zoé, élève de terminale au lycée Paul Sabatier de Carcassonne, est aujourd'hui vécue par la plupart des élèves de l’hexagone. “Un de nos professeurs nous a dit que sur les 1500 élèves du lycée, il en manquait 500. Dans toutes les classes, il manque au moins un tiers des élèves. Dans la classe d’une amie, ils ne sont plus que 6 présents”, ajoute la jeune fille. 

Une nouvelle vague 2 mois seulement avant le début du baccalauréat

La crise sanitaire vient une nouvelle fois perturber l’organisation de l’enseignement mais l’inquiétude est encore plus forte pour les élèves de Terminale : les épreuves de spécialités du bac débuteront le 15 mars, des épreuves organisées pour la première fois suite à la réforme du bac. “Cette semaine, il y a une épreuve de bac blanc et on ne sait pas comment ça va se dérouler”, s’inquiète Nathalie, la mère de Zoé. “Pour les épreuves du bac non plus, on ne sait pas si les élèves devront se faire tester et comment ça va se passer s’ils sont positifs, le lycée ne nous donne aucun détail.”

Un quart des élèves absents à Argelès-sur-Mer

Et si les lycées ne parviennent pas à renseigner les familles, c’est que le personnel n’a lui-même pas les réponses. Florent Martin est proviseur au lycée Christian Bourquin à Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), il partage la même inquiétude. “Pour nous l’urgence est de savoir si les épreuves de spécialités vont pouvoir avoir lieu et dans quelles conditions”, explique celui qui est aussi le délégué syndical du SNPDEN (le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale).

On se pose la question de la pertinence du maintien de ces épreuves

Florent Martin, proviseur

“On ne voit pas comment on va pouvoir aller au bout de ces enseignements et comment les élèves pourront être prêts pour ces épreuves. On se pose la question de la pertinence du maintien de ces épreuves.” Au sein de son établissement, un quart des élèves sont actuellement absents, ainsi que 12% des enseignants en raison du Covid. D'autres syndicat comme le Snes-FSU et le SNALC réclament quant à eux le report des épreuves de spécialités.

Le 6 janvier dernier, sur l’académie de Montpellier 1464 élèves étaient déclarés positifs ainsi que 390 membres du personnels de l’éducation nationale. Un chiffre en perpétuelle évolution et qui ne tient pas compte des cas contacts. 

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