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La future baisse de la cotisation du permis de chasse fait polémique dans les fédérations

Le permis de chasse va bientôt coûter moins cher pour booster le développement de cette activité rurale. Pourtant, les fédérations départementales ne sont pas du tout contentes. Alors pourquoi ça coince ? Explications dans l'Aude.
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illustration © F3 LR
Les finances des fédérations départementales de chasse vont-elles bientôt être plombées ?

C'est l'inquiétude qui s'exprime dans notre région depuis l'annonce d'une grande réforme nationale du permis de chasse. Un permis moins cher, avec une cotisation annuelle en baisse, pour permettre le développement de la chasse. Mais cette décision assurera moins de revenus aux instances départementales, à moins que le nombre de licenciés n'augmente. D'où un problème de financement.

Aujourd'hui, un permis de chasse national coûte environ 400 euros. Il permet de chasser dans toute la France, aux périodes d'ouverture.
Le permis départemental est autour de 200 euros, pour chasser, comme son nom l'indique, dans les limites du département de délivrance.
Après réforme, le coût de permis national serait d'environ 200 euros, tout comme le permis départemental.

Les fédérations départementales craignent donc qu'a tarifs quasi-identiques, les chasseurs privilégient un permis national voyant ainsi leurs finances locales baisser drastiquement.

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Sainte-Colombe-sur-l'Hers (11) : le tarif du permis de chasse va baisser ©F3 LR

Pascal est agriculteur céréalier dans le Piémont pyrénéen. Ses parcelles de maïs, à proximité de la rivière et du bois, constituaient un garde manger idéal pour les sangliers, très nombreux dans cette zone, entre Quillan et Limoux.

Certaines années, les destructions des sangliers pouvaient représenter 30% de la production de Pascal. Mais depuis 2010, le céréalier a fait installer une clôture électrique, pour protéger ses cultures. Un équipement largement payé par la fédération de chasse de l'Aude, qui consacre chaque année autour de 500.000 euros pour réparer et prévenir les dégâts des sangliers.

Pour les fédérations départementales de chasse du sud de la France, c'est une obligation légale que d'assumer le coût des dégâts du gros gibier. Mais la réforme du permis de chasse, risque de compromettre cette mission. La fédération nationale souhaite démocratiser la pratique et donc va baisser le prix du permis annuel.

Le président national de la fédération des chasseurs est attendu à Montpellier ce vendredi. Les présidents départementaux d'Occitanie comptent bien en profiter pour lui rappeler les spécificités de la chasse méridionale.

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