Une pétition contre des funérailles du terroriste Radouane Lakdim à Carcassonne et Trèbes

illustration / © maxppp Frédéric DOUCHET
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Une pétition en ligne demande l'interdiction des funérailles à Carcassonne et Trèbes du terroriste Radouane Lakdim, auteur de l'équipée meurtrière vendredi, qui a fait quatre morts. Ce mardi après-midi, elle avait déjà recueilli 7 000 signatures.

Par E.E avec AFP

La pétition a été lancée dès vendredi par une personne se présentant sous le nom de Renaud C. Il en appelle à la population pour "se faire entendre" et "interdire les funérailles sur nos communes" à savoir Carcassonne et Trèbes. 

"Cette horreur doit nous faire ouvrir les yeux sur le climat très dangereux dû à l'islamisme radical en France", ajoute le texte de la pétition.

L'ancien député-maire PS de Carcassonne, Jean-Claude Pérez, a pris lui dès dimanche position pour une inhumation au Maroc, le pays d'origine du jihadiste, afin que la tombe ne "devienne pas un lieu de pèlerinage".

"Il faut que les autorités persuadent la famille de faire enterrer le terroriste au Maroc" et il "faut prendre attache avec les autorités du Maroc pour qu'elles acceptent", a-t-il expliqué. 

"À partir de là, le corps de cet islamo-fasciste partira ailleurs et ce sera très bien", a-t-il affirmé.

Le précédent de Mohammed Merah


En 2012, une polémique similaire était née après les attentats de Merah qui avait fait 7 morts, dont 3 enfants. Le maire PS de Toulouse Pierre Cohen ne souhaitait pas que le jihadiste soit enterré dans sa ville mais il avait été rappelé à l'ordre par le gouvernement.


M. Cohen avait dû signer le permis d'inhumer et Merah avait été enterré finalement en toute discrétion dans un carré musulman d'un cimetière toulousain.

"Je suis conscient de la réglementation qu'à mon sens il faudrait changer. Je sais, on me dit qu'aujourd'hui, il ne se passe rien autour de la tombe anonyme de Merah. Mais qu'en sera-t-il dans 3, 5 ou 10 ans ? Je n'en sais rien. C'est pour cette raison qu'il faut qu'il soit inhumé au Maroc", a argumenté M. Pérez.

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