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Municipales à Limoux : pas d'accord LR-RN-Centre mais une fusion Droite-Centre contre la liste Divers gauche

Le 15 mars dernier, Pierre Durand, premier adjoint au maire de Limoux et héritier du socialiste Jean-Paul Dupré, a raté de peu l’élection au premier tour des municipales avec 47,7% des suffrages exprimés. Mais une alliance entre ses trois adversaires LR-RN-Centre planait sur le second tour.

La mairie de Limoux va-t-elle passer du PS à une coalition LR-RN-Centre au second tour des Municipales du 28 juin prochain ?
La mairie de Limoux va-t-elle passer du PS à une coalition LR-RN-Centre au second tour des Municipales du 28 juin prochain ? © FTV France 3 Occitanie / A.Grellier et F. Guibal

Au soir du premier tour des municipales, les quatre listes en lice à Limoux étaient en mesure de se maintenir au second tour.
 

Derrière « Agir ensemble pour Limoux » (Divers gauche) de Pierre Durand, l’opposant historique Pierre Bac et sa liste « Limoux Renouveau » (Divers droite) a terminé deuxième (20,71% des suffrages exprimés), devant le Rassemblement National, conduit par Julien Rancoule (17,69% des suffrages exprimés). Enfin, la liste « Limoux Demain » emmenée par Sylvie Cabanas a recueilli 13,88 % des suffrages exprimés.
   

Des discussions avortées pour un accord Droite-RN-Centristes sans étiquette


Le 15 mars au soir, alors que le second tour n’avait pas encore été reporté, Pierre Bac (Divers droite) et Sylvie Cabanas (Divers centre) avaient entamé des discussions, suspendues pendant le confinement.
Nos confrères de L’indépendant révèlaient fin mai que des discussions étaient en cours entre les trois listes opposées à l’équipe municipale sortante, y compris donc avec le Rassemblement National.

Cet accord tripartite d'union des droites et du centre n'aura finalement pas lieu.
 

Pierre Bac et Sylvie Cabanas fusionnent leurs 2 listes mais sans le RN


Un accord de second tour a donc finalement eu lieu mais sans la liste du RN Julien Rancoule. Pierre Bac ne dément pas les contacts d’entre-deux tours avec le RN, mais y voit de la «pure courtoisie».
 

Il n’a jamais été question de fusion" a-t-il assuré ce 2 juin à France 3 Occitanie.


Même son de cloche chez Sylvie Cabanas qui dénonce les «mensonges» de Julien Rancoule. Voir le communiqué de presse.

Pierre Bac, toujours tête de liste, et Sylvie Cabanas désormais 2e sur la même liste, étaient à la sous-préfecture pour y déposer leur liste officielle ce mardi matin pour le second tour des municipales, le 28 juin prochain.
 
Sylvie Cabanas (Limoux Demain, Divers centre ) et Pierre Bac (Limoux Renouveau, Divers droite) avaient commencé les discussions dès les résultats du premier tour du 15 mars 2020 connus.
Sylvie Cabanas (Limoux Demain, Divers centre ) et Pierre Bac (Limoux Renouveau, Divers droite) avaient commencé les discussions dès les résultats du premier tour du 15 mars 2020 connus. © FTV France 3 Occitanie / A. Grellier et F. Guibal


Julien Rancoule, tête de liste RN, crie "à la trahison"


Dans un communiqué de presse, Julien Rancoule dénonce un revirement politique et une trahison de Pierre Bac. Il l'appelle à se retirer car "il a signé son suicide politique".
 

Fin mai, après de multiples échanges avec Pierre Bac (Limoux Renouveau) et Sylvie Cabanas (Limoux Demain), nous sommes tombés d'accord sur une fusion de nos 3 listes sous le nom "Unis pour Limoux". Alors que le 26 mai au matin, Pierre Bac nous a donné sa parole, le soir même, celui-ci nous a annoncé par téléphone qu'il était dans l'obligation d'abandonner l'alliance, poussé par les ambitions individuelles de son entourage poilitique limouxin.
Par manque de courage, il trahit plus de la moitié des Limouxons qui ont voté pour du changement le 15 mars, 1er tour des élections municipales.


Et de conclure, "nous ne reculerons pas".
 

Une alliance des droites et du centre ou un séisme politique ?


Des discussions, c'est une information que nous ont confirmée Julien Rancoule, le leader local du parti de Marine Le Pen ainsi que Pierre Bac, le chef des Républicains sur Limoux.

Julien Rancoule se voulait optimiste quant à la possibilité d’aboutir à un accord avec la liste emmenée par Pierre Bac : 

Nous avons un programme très similaire. On est sur la même ligne. Il y a juste des petits ajustements à faire. 


Pour le candidat du Rassemblement National, l’union des droites et du centre est de nature à bouleverser le rapport de force pour le second tour :

Si nous parvenons à une alliance, cela pourrait créer une dynamique hors du commun. C’est l’ultime possibilité de faire tomber la municipalité Durand/Dupré.  
 

Julien Rancoule, candidat RN aux Municipales à Limoux - mars 2020.
Julien Rancoule, candidat RN aux Municipales à Limoux - mars 2020. © FTV France 3 Occitanie

Une alliance qui n’allait pas de soi au sein du rassemblement National : d’après Julien Rancoule, le principe d’un accord a dû être validé par la présidente du parti politique elle-même, Marine Le Pen.

Pour lui, le confinement et l’épidémie devraient profiter à l’équipe municipale sortante : « Pierre Durand (ndlr : actuellement premier adjoint et président de la Communauté de communes du Limouxin) a fait sa campagne de second tour sur le coronavirus comme il avait fait celle du premier sur les inondations de janvier. »


Encore un petit grain de sable... qui a finalement coincé


Joint très succinctement au téléphone, Pierre Bac parlait « d’un dernier petit grain de sable qui doit être réglé » pour avancer vers un accord avec le Rassemblement National. En promettant que la décision serait prise d’ici vendredi soir, après une ultime  réunion sur la question avec ses colistiers.

Tout en lâchant une confidence : « L’article de ce matin n’a pas plus à Madame Cabanas, qui m’a appelé pour me le dire. »

Des propos confirmés par Frédéric Garrigue, en deuxième position sur la liste « Limoux Demain », qui a jugé l’article de l’Indépendant prématuré, en l’absence de tout accord. Mais le candidat ne dément pas les discussions en cours :
 

Si on réussit à faire l’alliance, le second tour sera comme un référendum pour ou contre la municipalité sortante.


Ces discussions sont-elles assumées par l’ensemble des co-listiers ? La liste, qui s'affichait « centriste et non rattachée à un parti politique » en mars dernier, comportait des proches de La République en Marche, notamment la sœur de la députée de la troisième circonscription de l’Aude, Mireille Robert.
 
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