Trèbes : la radicalisation en question après l'attentat de mars 2018

20 mois après l'attentat de Trèbes, un débat autour de la radicalisation islamiste se tient ce samedi dans la ville meurtrie. Après un rassemblement avec les collectivités locales, les habitants sont invités à partager leur expérience, en présence d'anciens ministres et de chercheurs.
La mairie de Trèbes a fait salle comble, samedi 23 novembre, à l'occasion de son congrès sur la radicalisation.

Près de 20 mois après l'attentat dans le Super U qui a fait deux morts, la ville toujours meurtrie revient sur les événements en tentant cette fois de prendre du recul pour mieux comprendre et surtout mieux détecter les signes de radicalisation islamiste. 

Casting de luxe

De nombreuses personnalités du monde politique se sont déplacées pour l'occasion, comme Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre, Xavier Bertrand, président de la Région Hauts de France, Sébastien Lecornu, ministre des relations avec les collectivités territoriales, ou encore la présidente de Région Carole Delga. 

À l'initiative du maire de Trèbes, Eric Ménassi, et de Patrick Menucci, ancien député socialiste des Bouches-du-Rhône reconverti dans le conseil, la journée "d'études, de résilience et de combat pour la République" a d'abord commencé par un rassemblement avec les élus des collectivités territoriales.
 

Comment détecter les signes de radicalisation sans amalgame ? Comment lutter efficacement contre la radicalisation ? Telle étaient les questions au programme de cette matinée de formation.

Hommage et débat avec des chercheurs

Un hommage aux victimes de l'attentat du 23 mars a eu lieu à 13h30 sur le parvis de l'hôtel de ville, devant le mémorial érigé en la mémoire des personnes tuées à l'intérieur du supermarché.

L'après-midi a été consacrée à un colloque public où des chercheurs, notamment le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, spécialiste de la résilience post-attentat, étaient invités à plancher sur les questions de radicalité et de laïcité.

La table ronde, animée par le président du conseil départemental, André Viola, devait aussi laisser une certaine place aux témoignages du maire et des habitants, ou encore de Bernard Cazeneuve, Premier ministre lors des attentats du 15 novembre.

En fin de journée, le film "Le jeune Ahmed" des frères Dardenne sera diffusé en présence des réalisateurs.
 
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