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L'US Carcassonne condamnée à verser 115.000 euros à un ancien employé

L'Us Carcassonne évolue en Pro D2. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
L'Us Carcassonne évolue en Pro D2. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

L'US Carcassonne, avant-dernier budget de Pro D2, a été condamnée par la cour d'appel de Montpellier à verser près de 115.000 euros à l'un de ses anciens employés, licencié en 2014. Le club s'estime victime de tromperie.

Par O. Le Creurer avec l'AFP

Débouté en première instance par les prud'hommes de Carcassonne, Henri Sabatier, préparateur physique du club audois de juillet 2012 à fin 2014, a obtenu gain de cause en appel, obligeant ainsi l'USC à lui verser la somme de 114.910 euros pour, entre autres, "travail dissimulé, rappel de salaire durant vingt-neuf mois et douze jours à la date du licenciement, manquement au droit du travail, licenciement sans cause réelle et sérieuse".

Avant-dernier budget de Pro D2 (4,2 millions) selon les chiffres publiés par la Ligue nationale de rugby (LNR), Carcassonne a, selon l'avocat de Henri Sabatier, Me Fita, demandé un échéancier pour s'acquitter de la somme, que Me Fita n'est pas revenu à recouvrer en procédant à des saisies-attributions sur deux comptes ouverts au nom de la SAPS.
 

Assignation en redressement judiciaire ?


L'ex-salarié, joint par un correspondant de l'AFP, hésite à recourir à une assignation en redressement judiciaire. "C'est une hypothèse extrême", a concédé son avocat, ajoutant: "Je ne suis pas persuadé, comme pour les entreprises, que le règlement de la Ligue nationale de rugby autorise le maintien dans ces conditions. D'autant qu'il est permis aujourd'hui de douter de la sincérité des comptes présentés par le club".

Le club a réagit ce jeudi matin à ces déclarations: "La Cour d’Appel de Montpellier a certes fait droit partiellement aux demandes de monsieur Sabatier et ce, malgré le fait que ce monsieur n’a jamais communiqué, malgré des demandes officielles, ses déclarations de revenus pour les années litigieuses pendant lesquelles il a travaillé pour l’USC ; déclarations de revenus qui auraient manifestement mis en évidence qu’il avait d’autres revenus et travaillait donc à temps partiel pour l’USC."
 

L'USC s'estime victime de tromperie


Dans son communiqué, le club poursuit: "La Cour n’a pas voulu contraindre monsieur Sabatier à fournir ces éléments et l’USC s’estime effectivement victime d’une tromperie, puisqu’à aucun moment monsieur Sabatier n’a travaillé à temps plein pour elle, ayant par ailleurs systématiquement refusé de signer les contrats à temps partiel qui lui étaient soumis. Compte tenu de cette situation plus que douteuse, l’USC se réserve le droit de formaliser un pourvoi en Cassation."
 

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