"Il faut que l'on soit une autre gauche" affirme le NPA réuni à Port Leucate

Le Nouveau Parti Anticapitaliste a tenu son université d'été à Port Leucate. Depuis plus de 10 ans, le NPA prend chaque année ses quartiers sur le littoral audois pour préparer sa rentrée politique. Cette année, le contexte semble particulièrement favorable au parti d'extrême gauche, pourtant le NPA a du mal à capter la colère sociale lors des échéances électorales. Il veut proposer une autre gauche, sans alliance avec le PS.

Au NPA, on veut s'en persuader, l'exaspération est à son comble avec les problèmes des retraites, émeutes urbaines ou combats environnementaux. Pour les 600 militants réunis à Leucate, l'ambiance est propice à la révolte. 

" La colère est dans ce pays, nous avons en face de nous un gouvernement, qui malgré des manifestations qui ont réuni des millions de personnes et des millions de grévistes,  un gouvernement donc qui a décidé de passer en force sur la réforme des retraites. Il est évident que cette rentrée ne sera pas tranquille, " explique Pauline Salingue, porte-parole du NPA. 

Pour le NPA, le rapport de force s'inscrit d'abord dans la grève, les manifestations et les actions. 

"Une autre gauche " 

Les élections n'ont jamais été une priorité pour l'extrême gauche. Pourtant les alliances de circonstances ne sont pas à écarter.

" Globalement, on a à travailler pour que l'on ait une gauche de combats qui représente un débouché politique, une expression politique de tous et nous, c'est à ça que l'on a envie de travailler, évidemment avec d'autres, parce qu'on sait que l'on ne le fera pas tout seul ,"  détaille Christine Poupin
porte-parole du NPA.

Il faut que l'on soit une autre gauche. Une gauche combative, radicale, anticapitaliste, féministe, antiraciste.

Philippe Poutou Membre de la direction du NPA


S'allier, mais pas avec n'importe qui et n'importe comment. Rejoindre la NUPES et se retrouver dans une alliance commune avec le Parti Socialiste, cela semble difficile à imaginer.

" On a besoin de savoir ce que l'on ne veut plus. On ne veut plus de Hollande, on ne veut plus du PS, on ne veut plus des gouvernements de gauche comme nous avons eu. Il faut que l'on soit une autre gauche. Une gauche combative, radicale, anticapitaliste, féministe, antiraciste. On arrivera à le construire en faisant le bilan du passé, " confirme Philippe Poutou, membre de la direction du NPA.  

Jusqu’à présent le vote contestataire bénéficie au Rassemblement National et à la Nupes. Le Nouveau Parti Anticapitaliste reste marginalisé dans un jeu électoral auquel il n'a jamais vraiment cru.

Écrit avec Eric Henry. 

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