Josiane, 85 ans, aurait été la cible de deux tentatives d'assassinat de la part d'un couple de retraités. L'une des filles de son défunt mari n'aurait pas supporté qu'elle ait une part de l'héritage familial. Le couple, dont le mari a été incarcéré et la femme placée sous contrôle judiciaire, a été mis en examen.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

L'affaire est digne d'un polar. Aujourd'hui pourtant, cette histoire, bien réelle est bien vécue comme un mauvais film par les habitants du petit village audois d'Espezel (Aude), 220 habitants.

Au cœur du scénario, Josiane, 85 ans. L'ancienne institutrice du village a aussi été pendant plus de 50 ans la maîtresse du docteur Clément Siffre, ancien et plusieurs fois maire du village. Veuf en 2008, il a officialisé sa relation puis épousé sa dulcinée en 2020, un an avant sa mort à l'âge de 102 ans.

Héritage

Isabelle A., clerc de notaire à la retraite de 69 ans, et aînée des filles de l'ancien maire qui n'aurait pas supporté la relation que son père avait entretenue avec l'institutrice. Elle aurait encore mois accepté que celle-ci hérite à son décès d'une assurance-vie de 250 000 euros et des 200 000 euros de ses comptes en banque. Elle aurait avec son mari, Georges, artisan miroitier de 68 ans, fomenté de tuer l'octogénaire, rapportent nos confrères de Midi libre.

Freins sectionnés

Mis en examen pour deux tentatives d'assassinat, le couple est soupçonné d'avoir tenté d'assassiner Josiane, une première fois en septembre 2020. À son retour de vacances, l'octogénaire est victime d'un accident dans la grand-rue du village. Le garagiste constate que les freins de sa voiture ont été volontairement sectionnés. "Elle a déposé plainte", indique son frère aux journalistes de l'Indépendant. Elle a été classée sans suite. Josiane reçoit ensuite des lettres anonymes qu’elle signale à la gendarmerie.

Bombe artisanale

Le 9 juillet 2023, alors qu’elle se baigne dans sa piscine elle remarque la présence d'un objet bizarre à proximité. L'engin, est relié par des fils quasi invisibles à des tenailles et à une boîte en fonte frappées des insignes de l'OAS. Il renferme des billes de plomb et un système de déclenchement. C'est une bombe artisanale. Aux villageois qui s'émeuvent de la présence des démineurs venus désamorcer l’engin, Josiane prétexte avoir trouvé un vieil obus dans le jardin. 

La belle-fille conteste tout

"Isabelle A, conteste tout ce qui lui est reproché. Elle n'a jamais voulu tuer sa belle-mère. Elle n'était au courant de rien. Il n'y a pas d'éléments objectifs de sa culpabilité dans ce dossier", assure son avocat Me Alexandre Martin, joint au téléphone par France 3 Occitanie. Des arguments qu'il a développés devant les magistrats de la chambre de l'instruction, lors de la demande de remise en liberté de sa cliente. Si cette dernière a été librée, son mari, en revanche reste en détention.