À Narbonne, des participants à la course ExtremeMan secourus en urgence en mer par la SNSM

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Écrit par Léa Bouquet

Huit nageurs ont dû être secourus alors qu'ils participaient à l'édition 2020 du triathlon ExtremeMan ce dimanche 27 septembre. La SNSM dénonce "l'irresponsabilité des organisateurs."

Ce dimanche matin, plusieurs dizaines de courageux étaient réunis dès 8 heures à Narbonne-Plage pour participer à l'épreuve de natation de l'ExtremeMan. Cette course intense, qui comprend trois épreuves (vélo, course à pied et nage en mer) se tient chaque année depuis 2013.

La combinaison, obligatoire pour l'occasion, n'était pas de trop pour faire face aux conditions météo compliquées : un vent très fort, des températures et une eau extrêmement fraîches.

Huit nageurs en difficulté

Sur place, un kayak de mer à moteur était chargé d'assurer la sécurité des participants en mer. Mais à cause d'une avarie, le moteur s'est soudainement retrouvé hors service et les sauveteurs dans l'incapacité d'intervenir, alors que des nageurs rencontraient de grandes difficultés pour regagner la rive.Face à cette situation tendue, le CROSS MED, en charge de la surveillance de la navigation en Méditerranée, a donné l'alerte : deux vedettes de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Gruissan et de Port-la-Nouvelle ont été dépéchées sur place ainsi qu'un hélicoptère de la sécurité civile de Perpignan. Les pompiers et le SMUR ont également été appelés en renfort.

Trois nageurs ont été transférés d'urgence à l'hôpital de Narbonne, en hypothermie. 

La SNSM de Gruissan dénonce "l'irresponsabilité des organisateurs"

Joint par France 3 Occitanie, le président de la SNSM de Gruissan Didier Bobrie regrette la tournure qu'a pris l'événement.

L'ExtremeMan commence à avoir une renommée dans la région. Avec des conditions météo comme celles-là, on ne part pas avec un petit kayak de mer pour assurer la sécurité des gens ! Il y a une grande part d'irresponsabilité et d'incompétence de la part des organisateurs.

Ce dimanche matin, les équipes de la SNSM procédaient à des entraînements en mer à quelques centaines de mètres du lieu de la course. "Les organisateurs auraient dû nous solliciter, nous aurions pu les aider bénévolement à sécuriser le départ de la course. Parce que là, quand on dépêche une vedette en urgence, ça coûte très cher à la société", poursuit Didier Bobrie.

Le président de la SNSM de Gruissan en appelle désormais à la responsabilité de chacun lors de la tenue de tels événements. "Vous ne partiriez pas en montagne sans équipement s'il neigeait. C'est pareil pour la mer : c'est à chacun de s'adapter aux conditions et pas le contraire."

Contactée sur les réseaux sociaux, l'organisation de l'ExtremeMan n'a pas répondu à cette heure à nos sollicitations.