Aveyron : inquiétudes suite à la validation de la fermeture de l’hôpital de Saint-Affrique

Le conseil de surveillance de l’hôpital de Saint-Affrique a adopté le 1e avril le préambule au Projet médical du Sud-Aveyron. Il prévoit l'arrêt de la chirurgie, de la maternité et des urgences. Une association de défense des hôpitaux publics de proximité s’inquiète de cette décision.

La fermeture de l'hôpital de Saint-Affrique a été validée le 1e avril par son conseil de surveillance.
La fermeture de l'hôpital de Saint-Affrique a été validée le 1e avril par son conseil de surveillance. © @Amy McArthur/FTV

C’est acté : la chirurgie, la maternité et les urgences de l’hôpital Emile-Borel de Saint-Affrique (Aveyron) vont fermer. Son conseil de surveillance a voté le 1er avril dernier le préambule au Projet médical du Sud-Aveyron, qui projette l’arrêt de ces services. Le document prévoit également la fermeture de certaines activités du centre hospitalier de Millau. Le but : créer un hôpital médian, à mi-chemin entre les deux établissements. Pour l’heure, le conseil de l’établissement de Millau n’a pas encore pris position.

Création d’un hôpital unique

Le projet médical du Sud-Aveyron, porté par le conseil de l'hôpital de Saint-Affrique, le maire de la commune et plusieurs élus, prépare la création d’un hôpital unique. Selon le préambule, les centres hospitaliers de Millau et de Saint-Affrique rencontrent plusieurs difficultés dont celle d’un manque de visibilité et de notoriété : « Le taux de fuite total est de 43% de l’ensemble de la demande de soins », y est-il précisé. Le texte dénonce également une « organisation actuelle des prises en charge trop hospitalo-centrée » et prône un meilleur intérêt pour la médecine de ville.

Une décision qui inquiète

Si le lieu de ce nouvel hôpital unique n’est pas encore connu, la décision de fermer le centre hospitalier de Saint-Affrique inquiète le "Manifeste pour la défense des hôpitaux publics de proximité en Sud-Aveyron". « Le centre hospitalier Emile-Borel se trouve déjà à 40 minutes de certaines communes. Créer un hôpital entre Millau et Saint-Affrique rallonge le trajet. Sachant qu’aujourd’hui si on n’est pas à 60 minutes des urgences et 45 minutes d’une maternité, les chiffres officiels disent qu’on est en danger », déplore Henri Célié, président du Manifeste. Il craint que les services soient supprimés sur le site avant même l’ouverture du nouvel hôpital et dénonce le manque de concertation avec les habitants : « Est ce qu’on se bat pour un projet qui répond aux besoins de la population ou on se plie aux financiers du ministère ? On peut aussi décider de trouver un compromos entre les deux mais dans tous les cas le point de vue de la population doit être entendu. »

Le maire soutient le projet

Le maire de Saint-Affrique, Sébastien David, soutient le projet. Pour lui, l’objectif est de « trouver un équilibre entre les maisons médicales, le service des pompiers et les relations à l’urgence des futures maisons hospitalières et du nouvel hôpital médian ». « L’engagement que nous avons est de maintenir une offre de soins pérenne avec les services qu’il y a aujourd’hui dans l’hôpital, tant que l’hôpital médian n’est pas construit. Ça reste un pré-requis indispensable et nous serons intransigeants sur cette question », rassure-t-il.

Pour l'heure aucun calendrier n'est donné et le lieu de nouvel hôpital reste à déterminer. Les hypothèses connues sont Saint-Georges-de-Luzençon, Millau et Beaumescure, près de La Cavalerie.

 

 

 

 

 

 

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