7 ans après la mort de 2 cordistes dans un silo, les responsables d'une sucrerie jugés coupables d'homicide involontaire

L’association « Cordistes en colère, cordistes solidaires » avait manifesté le 11 janvier dernier devant le Palais de justice de Reims en mémoire de ses collègues décédés / © Max PPP
L’association « Cordistes en colère, cordistes solidaires » avait manifesté le 11 janvier dernier devant le Palais de justice de Reims en mémoire de ses collègues décédés / © Max PPP

7 ans après la mort de 2 cordistes, dont un Millavois, enfouis dans un silo, sous des tonnes de sucre à Bazancourt (Marne), les responsables de Cristal Union et Carrard Services ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende chacun pour homicides involontaires

Par VA.

Cristal Union et Carrard Services ont été condamnés vendredi par le tribunal correctionnel de Reims à 100.000 euros d'amende chacune pour "homicide" et "blessures involontaires", sept ans après le décès de deux cordistes ensevelis dans un silo à sucre à Bazancourt (Marne).

Le tribunal a également ordonné le placement sous surveillance judiciaire pendant
deux ans des deux entreprises dont les responsables ont été déclarés coupables et condamnés à six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende chacun. 
 
    
Le 13 mars 2012, deux jeunes ouvriers, Arthur Bertelli, originaire de Millau (Aveyron) et Vincent Dequin, originaire de la Marne, tous deux intérimaires employés par Carrard Services, étaient décédés ensevelis sous des tonnes de sucre après avoir chuté dans un silo de la sucrerie Cristal Union à Bazancourt.

Ils devaient nettoyer le silo n°4, le plus important du site - 53 mètres de haut, 25.000 tonnes de capacité de stockage - en écrêtant les amas de sucre cristallisé. Pour cela ils devaient d'abord dégager une trappe latérale située à 7 mètres, un imprévu au cahier des charges.
    
Lors de l'audience le 11 janvier, Cristal Union et Carrard services, à travers leurs représentants légaux et leurs chefs d'établissement, devaient répondre d'homicide et de blessures involontaires "par la violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence dans le cadre du travail".
    
A la barre, les conclusions de l'inspectrice du travail pointaient d'importantes erreurs de procédure et de respect des règles de sécurité.
    
Le parquet avait requis 100.000 euros d'amende pour chacune des deux sociétés, le placement sous surveillance de Cristal Union pendant deux ans et de Carrard services pour trois ans.
 

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