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Aveyron : il y a 75 ans, le massacre de Sainte-Radegonde

Un monument a été érigé en 1946 à la mémoire des trente victimes. / © France 3 Occitanie
Un monument a été érigé en 1946 à la mémoire des trente victimes. / © France 3 Occitanie

Le 17 août 1944, une soixantaine de soldats allemands de la SS de la Luftwaffe exécute sommairement trente hommes, résistants, otages, maquisards, à Sainte-Radegonde, aux portes de Rodez, en Aveyron. Chaque année, la petite commune se souvient. 

Par Marie Martin

A la mi-août 1944, ordre est donné à la gestapo de Rodez de fusiller tous les prisonniers de la ville. Des soldats allemands refusent, ce sera donc une unité de passage qui va se charger de la sinistre besogne.

Elle emmène trente hommes, extraits de leurs cellules de la caserne Burloup, qui sert de prison à la police de sûreté du régime nazi. Ce sont des résistants, des réfractaires, des maquisards.

Attachés deux par deux à l'aide de fils électriques, ils sont amenés près de la butte du champ de tir de Sainte-Radegonde, où vient s'exercer d'ordinaire la garnison de Rodez. Les trente hommes sont fusillés, enterrés à la hâte, certains encore vivants selon des témoins. Qui ont également rapporté que la Marseillaise avait été entendue, quelques minutes avant le début de l'exécution.

Celle-ci a été menée par le caporal Fieneman, un Nazi convaincu, selon les historiens. Jugé à Toulouse en 1951, il a été condamné à vingt ans de bagne et vingt ans d'interdiction de séjour. 

Un monument a été érigé à Sainte-Radegonde en 1946. Dédié à l’ensemble de la Résistance aveyronaise, il rend particulièrement hommage aux victimes de cette tuerie du 17 août 1944.
 
Voir le reportage d'Emile Leveel et Jean-Michel Levasseur, de France 3 Occitanie : 
 
Massacre Sainte-Radegonde

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