Aveyron : les ex-salariés de la SAM devraient quitter l'usine lundi après validation d'un accord de sortie de crise

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Écrit par Marie Martin .

Les anciens salariés de la fonderie SAM à Viviez, qui occupent leur usine depuis cinq mois, devraient en partir lundi 25 avril. Un accord a été trouvé, après que les mandataires se sont engagés par écrit à ne pas saisir l'outil de travail. Une ultime AG des salariés doit valider la sortie de crise.

C'est un accord qui a été difficile à trouver. Passé et accepté dans la douleur.

Fin mars, le tribunal correctionnel de Rodez avait donné un délai d'une semaine aux salariés licenciés de ce sous-traitant de Renault pour cesser l'occupation de l'usine placée en liquidation judiciaire en novembre. En vain.

Se relayant jour et nuit, ces derniers, qui ont tous perdu leur emploi suite à la cessation d'activité, souhaitent à tout prix empêcher une vente aux enchères des machines par les mandataires, craignant qu'elle ne décourage un éventuel repreneur de la fonderie.

Vendredi 15 avril, un accord a été conclu entre la région Occitanie, la communauté des communes de Decazeville et les mandataires judiciaires de la SAM, accord qui "va permettre d'envisager une sortie de crise, de préserver l'outil industriel, de garantir la sécurité du site (...)", a déclaré la présidente de région Carole Delga.

Un engagement écrit exigé par les salariés

Et c'est en effet suite à l'engagement écrit des mandataires de ne pas saisir l'outil de travail qu'un accord de sortie de crise a été scellé, à l'occasion d'une réunion en Préfecture, ce jeudi 21 avril. Accord qui doit encore être approuvé par l'ensemble des anciens salariés en assemblée générale, en fin de journée.

Cet engagement s'inscrit dans la perspective d'une éventuelle reprise du site par le groupe MH Industries et court jusqu'au 30 juin 2022, soit la date limite pour que cette entreprise basée dans le Lot voisin dépose une offre de rachat.

La Région s'est engagée à payer "les loyers à venir et les frais d'électricité", alors que la Communauté des communes de Decazeville prendra en charge le coût de surveillance de l'usine 24 heures sur 24 par une société de sécurité, "une garantie nécessaire à la libération du site par les salariés".

Une action contre Renault

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), installée à Viviez, dans l'ancien bassin minier sinistré de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2019.

Le 26 novembre dernier, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé la cessation de son activité et sa liquidation, après le refus de Renault de soutenir l'unique projet de reprise.

Une action auprès du conseil des Prud'hommes contre Renault est d'ailleurs en cours.



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