Ses bénévoles interviennent habituellement sur des évènements en qualité de premier secours. Privée de ressources par la crise sanitaire, la Protection Civile de l'Aveyron lutte pour sa survie. Elle lance un appel à l'aide.

"Si rien ne bouge, d'ici quatre mois, on ferme", c'est le verdict sans appel d'Olivier Rilliot, responsable de la communication à la Protection Civile de l'Aveyron.

La faute au confinement et la crise sanitaire. Depuis la mi-mars, l'association de secouristes, qui regroupe 80 bénévoles, se retrouve privée en grande partie des activités qui la font vivre habituellement.
 

A cause de la Covid 19, la plupart des évènements sur lesquels nous assurons les premiers secours ont été annulés. Et les formations que nous proposons peinent à redémarrer.

Olivier Rilliot, responsable communication à la Protection Civile de l'Aveyron.



Résultat, en quelques mois, la Protection Civile de l'Aveyron a perdu près de 70 000 euros, soit la moitié de son budget annuel. Etranglée financièrement, elle ne pourra plus tenir très longtemps. "Nous vivons pour l'instant sur nos économies mais nous avons des charges fixes importantes comme les locaux, le matériel. Nous avons besoin d'aide pour pouvoir continuer", alerte l'association reconnue d'utilité publique.

Appel à l'aide

Le temps est donc compté. "Nous avons sollicité tout le monde. Nous avons des engagements de certaines collectivités mais rien de concret", s'inquiète Olivier Rilliot. Le Conseil départemental de l'Aveyron et d'autres collectivités comme les communes de Rodez et Onet-le-Château ont été alertés des graves difficultés financières que traverse l'association. Une demande d'aide exceptionnelle a également été déposée auprès de la région Occitanie. De leurs réponses dépend l'avenir de la Protection Civile de l'Aveyron.

En première ligne

Présente dans le département depuis plus de 50 ans, la Protection Civile de l'Aveyron s'est engagée au plus près dans la lutte contre le coronavirus dès le début du confinement. A la demande des élus et de la Préfecture, un poste de commandement et une base de vie étaient notamment disponibles 24h/24. Deux ambulances étaient également mobilisées pour des reconnaissances à domicile ou pour des besoins de transfert de patients entre hôpitaux. Des bénévoles sont intervenus dans des EPHAD pour former les personnels aux mesures d'hygiène et aux gestes barrières. Aujourd'hui, quelques mois plus tard, c'est elle qui risque à son tour d'être victime de la Covid 19.
 

 
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