METEO. Persistance du froid et risque de gel en début de semaine, les arboriculteurs inquiets et les exploitations sous haute surveillance

Après une chaleur torride à la mi-avril, la vague de froid, qui s'est installée cette semaine sur la France, inquiète les arboriculteurs de l'Aveyron. Car les gelées sont encore possibles en début de semaine. Ils mettent tout en œuvre pour sauver leurs fruits et éviter de nouvelles pertes.

30 degrés le week-end dernier, moitié moins ce samedi et des températures qui descendent en dessous de zéro la nuit. Les premiers touchés par ces gels tardifs sont les arboriculteurs.

Coup de froid

Météo France avait prévenu : l'été est encore loin. Et si tout le monde a profité d'un week-end estival la semaine dernière, le retour du froid a été saisissant avec des températures inférieures aux normales saisonnières et par endroits des gelées matinales.

Cette vague de froid, qui a envahi la France, est d'ailleurs amenée à persister. Pas d'amélioration à prévoir avant la fin du mois. Des gelées sont encore possibles en début de semaine.

Préserver les futures récoltes

Ces gelées ont déjà touché l'Aveyron ces derniers jours, avec localement déjà quelques dégâts sur les cultures, en particulier les arbres fruitiers. Dans la vallée du Tarn, Alexandre est debout dès 3h du matin. Pour sauver ses 10 hectares de vergers et limiter le gel, l'arboriculteur a allumé des feux.

"Au plus bas on est tombés à -1/-1.5°", raconte l'arboriculteur. "Il y a des coins où on a été épargné. On est restés dans le positif toute la nuit." Les plus dorlotés, ce sont les pêchers et les abricotiers, les espèces les plus fragiles de son verger.

Situation inégale

"Cette année on s’en sort bien", rajoute Alexandre.

"On a dû allumer seulement deux fois. Les abricotiers sont en fleurs depuis le 10 février, mais ça s’est relativement bien passé. Depuis le 10 février il aurait pu faire beaucoup plus froid".

Si allumer ses feux ne coûte à rien à Alexandre, qui récupère l’huile de friteuses des restaurants alentour, ce n’est pas le cas pour tous. Ludovic, lui, ne peut pas se permettre d’acheter des bougies.

Un coût colossal

"Impossible de lutter pour nous", témoigne le viticulteur. "Avec 30 hectares de vigne et 10 hectares de mirabelle, les bougies ou l’aspersion nous reviendraient à 20.000 par nuit". Au petit matin, Ludovic fait donc le tour de ses parcelles pour constater les dégâts.

"On subit quelques pertes mais ça reste infime", constate le viticulteur. "À voir dans les 3 jours qui suivent". Les agriculteurs resteront en alerte encore quelques jours. Des températures négatives sont prévues jusqu'au mercredi 24 avril.