Meurtre de Patricia Wilson en Aveyron : 30 ans requis en appel contre le jardinier Jean-Louis Cayrou

L'avocate générale au procès en appel de Jean-Louis Cayrou, accusé du meurtre de Patricia Wilson en Aveyron, a requis ce vendredi matin une peine de 30 ans de réclusion criminelle. Il avait déjà écopé de 30 ans de prison en 2016. Verdict attendu tard dans la soirée. 

Le jardinier Jean-Louis Cayrou, condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de 20 ans pour l'assassinat de son ex-maîtresse Patricia Wilson
Le jardinier Jean-Louis Cayrou, condamné en appel à 30 ans de réclusion criminelle assortis d'une période de sûreté de 20 ans pour l'assassinat de son ex-maîtresse Patricia Wilson © L. Tazelmati / France 3
Jean-Louis Cayrou, qui clame son innocence, connaîtra vendredi dans la soirée le sort que lui réserve les jurés de la Cour d'assises de l'Hérault, qui le juge en appel depuis le début de la semaine.

L'ancien jardinier, jugé pour le meurtre de son ex-patronne et maîtresse Patricia Wilson, dont le corps n'a pas été retrouvé après sa disparition de son domicile de Vabre-Tizac (Aveyron) en 2012, avait été condamné à 30 ans de prison en 2016 par les assises de l'Aveyron. 

Ce vendredi matin, l'avocate générale a réclamé 30 ans de prison (avec une peine de sureté de 20 ans) à l'encontre de l'homme qui s'était retranché à l'ouverture de son procès lundi derrière son droit au silence et qui finalement s'est exprimé à plusieurs reprises durant ce procès.

Des propos parfois confus ou contradictoires comme jeudi soir où il a voulu expliquer la présence de ses empreintes digitales dans des tâches de sang de la victime. Il a expliqué qu'il était entré ce soir-là dans la maison, à tâtons, et avait alors "pataugé" dans le sang. Pris de panique car couvert de sang, il serait parti sans appel les secours. Une version qui a provoqué la colère des avocats des parties civiles.

"La culpabilité de Jean-Louis Cayrou ne fait absolument aucun doute, a dit l'avocate générale vendredi matin. La vérité est toute simple. L'absence d'aveux n'est pas gênante. Elle empêche seulement la famille de savoir où est le corps. Mais l'affaire est dans le sac si je puis dire à partir du moment où on a ses empreintes sur le sang fraîchement coulé".

Le verdict est attendu dans la soirée de vendredi. 
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