Béziers : un délégué du procureur en détention provisoire pour escroquerie et trafic d'influence

Un ancien gendarme de 69 ans, délégué du procureur de la République de Béziers depuis 2007 vient d'être placé en détention provisoire. Il est mis en examen pour détournement de fonds, escroquerie aggravée et trafic d'influence.


L'ancien gendarme qui a fini sa carrière dans le Gard est en prison depuis le 25 octobre. Il est accusé de délits graves, détournement de fonds, escroquerie aggravée et trafic d'influence, dans le cadre de sa tâche de délégué du procureur de Béziers. Fonction qu'il occupait depuis 12 ans.

Après une garde à vue de 48 heures, il a été placé en détention provisoire. C'est le parquet de Narbonne qui est en charge du dossier et le SRPJ de Montpellier qui enquête.
 

Une escroquerie qui durait depuis 3 ans


L'accusé aurait donc abusé de ces fonctions au détriment de la justice et des caisses de l'Etat.

Selon nos confrères de France bleu Hérault, on lui reproche d'avoir détourné une partie des amendes qu'il faisait payer aux justiciables. Les enquêteurs cherchent également à savoir s'il leur demandait de l'argent contre la promesse d'être un peu plus indulgent.
 

Qui sont les délégués du procureur ?


Les délégués du procureur sont des citoyens mandatés par la justice pour appliquer les mesures alternatives aux poursuites pénales prises à l'encontre de l'auteur d'une infraction. Ils exercent sous le contrôle et la responsabilité du ministère public. En pratique, les délégués du procureur sont des magistrats, des enseignants, des gendarmes ou des policiers à la retraite, des travailleurs sociaux...

Son rôle est d'intervenir en cas de rappel à la loi, d'une mesure de réparation ou encore d'une composition pénale décidée à l'encontre de l'auteur d'une infraction. Ce n'est pas lui qui décide de la sanction : il ne fait que l'appliquer.

Ils ne touchent pas de salaire. Ils sont indemnisés en fonction de la mission qu'ils ont accomplie : près de 8 euros pour un rappel à la loi et environ 16 euros pour une obligation de soins.