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Complicités dans l'affaire Merah : “J'ai peur qu'un procès ne soit pas très utile aujourd'hui”

La présidente régionale du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicole Yardeni a souligné que cette journée portait un message de "mobilisation contre l'obscurantisme" / © MaxPPP
La présidente régionale du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Nicole Yardeni a souligné que cette journée portait un message de "mobilisation contre l'obscurantisme" / © MaxPPP

Contactée par la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, représentante du CRIF en Midi-Pyrénées, réagit à l'annonce de la fin de l'enquête pour complicités dans l'affaire Merah. Pour elle, la France n'est pas forcément "prête" pour un procès.

Par Marie Martin

Les juges antiterroristes ont mis un terme vendredi à leurs investigations sur les assassinats de Mohamed Merah, qui avait tué au nom du
jihad sept personnes entre le 11 et le 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban.

Après trois ans d'enquête, trois personnes sont mises en examen dans ce dossier, dont le frère aîné du tueur, Abdelkader Merah, pour complicité d'assassinats. Le parquet doit désormais décider de leur éventuel renvoi vers la Cour d'assises et des chefs d'accusation. Le procès pourrait se tenir courant 2016.

Contactée par la rédaction de France 3 Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, la représentante du CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) en Midi-Pyrénées, a réagi prudemment à cette nouvelle.

Pour elle, la France n'est pas forcément "prête" pour un procès. "J'ai peur que la France ne soit pas prête à contrer des discours ambigus". Or, pour Nicole Yardeni, si l'on n'est pas disposé à aborder les questions de fond, comme les raisons de l'islamisation radicale en France, le procès ne sera pas utile.

Cela va être fait avec de telles précautions que ça n'aura pas de rôle pédagogique.


Pour la représentante du CRIF en Midi-Pyrénées, le pays n'est pas prêt à parler de ce nouveau totalitarisme que représente DAECH. "Il y a ceux qui le comprennent et ceux qui ne le comprennent pas. Le message politique n'est pas clair. J'ai eu un peu d'espoir après le 11 janvier [2015, NDLR] puis chacun est reparti de son côté"

Notre dossier complet sur l'affaire Merah


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