Coronavirus : dans l'Hérault, l'installation des paillotes sur les plages du littoral devra attendre

Alors que la préfecture des Pyrénées-Orientales a autorisé l'installation des clubs et paillotes de plage il y a quelques jours, dans l'Hérault et l'Aude les structures devront quant à elles faire preuve de patience...

Les paillotes sont désormais parées pour l'été, elles ont pu ouvrir en ce premier week-end de juin.
Les paillotes sont désormais parées pour l'été, elles ont pu ouvrir en ce premier week-end de juin. © Guillaume Bonnefont / MAXPPP
Dans l'Hérault, la saison ne débutera pas de sitôt pour les clubs et paillotes de plage. 

Alors que le préfet des Pyrénées-Orientales a autorisé il y a quelques jours le montage des structures estivales dans son département, son homologue héraultais Jacques Witkowski préfère quant à lui rester prudent.

Pour l'instant, nous restons concentrés sur le confinement, explique-t-on à la préfecture de l'Hérault. Si nous autorisons le montage des paillotes, nous craignons que cela amène de la confusion et entraîne un afflux de personnes sur les plages.

 


Jeudi 9 avril, la préfecture a d'ailleurs durci le confinement en bord de mer par un nouvel arrêté concernant la Grande-Motte. Désormais, les promenades publiques - même celles liées à l'activité physique et aux besoins des animaux, sont interdites dans la plupart des espaces publics de la commune, comme sur la promenade Jacques Chirac, les allées piétonnières du Golf et la presqu’île du Ponant.

Le maire de la Grande-Motte Stéphan Rossignol, qui a donné son accord au préfet, a expliqué la mesure sur les réseaux sociaux de la ville.

"Ce n'est pas de gaieté de coeur que cette décision a été prise et je pense, en mon âme et conscience, qu'elle est la meilleure solution pour limiter encore les interactions et donc préserver notre santé (...)", a-t-il déclaré.
 


Les propriétaires de paillotes et de clubs de plage inquiets

Du côté du Cap d'Agde, où le montage de certains établissements éphémères avait débuté avant le confinement, on s'inquiète pour la saison. "Le confinement est parti pour durer, donc on se prépare au pire", confie Jérôme Catanzano, propriétaire du Millesim Plage.

A Sète aussi, le flou est total. "Chez nous, tout le monde est impacté", explique le gérant de La Ola Claude Herzog, qui poursuit :

Nous avons même des saisonniers qui ont été contraints de rester confinés sur place. On est désemparé et on reste dans l'attente. Nous espérons pouvoir ouvrir cet été, car nous ne pourrons pas nous rattraper l'hiver, contrairement aux restaurants qui possèdent des structures fixes.

Sur les plages de la Grande-Motte, où les répercussions économiques commencent à se faire sentir, on attend les prochaines annonces d'Emmanuel Macron avec appréhension. En haute saison, Joël Ortiz, patron de la Voile Bleue, embauche jusqu'à 100 saisonniers.

Ouvrir pour ouvrir, ça peut se faire, conçoit-il. Mais s'il y a des restrictions aussi importantes que celles annoncées jusqu'à maintenant, ça ne servira à rien.

Le gérant héraultais, qui détient aussi La Baie du Roi au Grau-du-Roi, avait démarré son installation le vendredi 13 mars, juste avant le confinement. Le montage des paillotes de plage peut prendre quelques jours pour les structures semi-fixes, comme plusieurs semaines pour les établissements les plus nomades.
 

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