INFOGRAPHIE Coronavirus : hospitalisations en hausse en Occitanie

On frôle les 3000 nouveaux cas en une semaine en Occitanie. Heureusement la plupart des personnes détectées positives au Covid19 sont asymptomatiques ou peu touchées. Mais le nombre d'hospitalisations augmente dans la région : 161 à ce jour soit 52 de plus en une semaine et 9 décès.

Transfert sous hautes précautions d'un malade atteint du Covid19, le 11 août dernier au CHRU de Lapeyronie à Montpellier.
Transfert sous hautes précautions d'un malade atteint du Covid19, le 11 août dernier au CHRU de Lapeyronie à Montpellier. © MPPP/MICHAEL ESDOURRUBAILH
La courbe des dépistages positifs ne fléchit pas en Occitanie. Elle continue à monter avec plus de 2900 cas confirmés en une semaine contre 2400 nouveaux cas la semaine précédente. L'agence régionale de la Santé a publié hier les derniers chiffres du coronavirus. Avec une augmentation sensible des hospitalisations en Occitanie.

La plupart des départements d'Occitanie en rouge ou en orange

L'Hérault et la Haute-Garonne restent classés en départements à vulnérabilité élevée, comme 20 autres départements. Mais 8 autres départements d'Occitanie sont jugés en vulnérabilité modérée, soit la grande majorité de la région. Seuls les départements du Lot, de l'Aveyron et de la Lozère échappent aujourd'hui à cette contagion en hausse forte.
80 mille tests ont été réalisés cette dernière semaine dans la région, soit 20 mille de plus que la semaine passée. Du coup, pas étonnant que le nombre de nouveaux positifs continue à augmenter. Mais le pourcentage des nouveaux cas positifs est lui, plus indicatif de la situation. 3% de cas positifs parmi les personnes dépistées la semaine dernière et près de 4% cette semaine (3,9% plus exactement) ce qui traduit l'augmentation de la contagion.
Pour la première fois dans la région depuis le déconfinement, l’ensemble des départements de notre région a un taux d’incidence des cas positifs de Covid 19  supérieur à 10 cas pour 100 000. Toutes les classes d’âge sont désormais touchées avec des taux d’incidence plus marquées chez les 20- 40 ans depuis plusieurs semaines.
D'après Santé publique France, la dynamique de ces dernières semaines de l’incidence par classe d’âge semble en faveur d’un début de transmission trans générationnel.

Augmentation significative des hospitalisations

Ce début de transmission trans-générationnel explique l'augmentation des hospitalisations, car on sait que les personnes agées sont d'avantage "à risques".  Les hospitalisations ont plus que doublé en deux semaines. 161 hospitalisations à ce jour en Occitanie, pour la plupart à Toulouse et Montpellier contre 109 la semaine dernière et 74 la semaine précédente. 
52 hospitalisations de plus en une semaine et on se retrouve à peu près au niveau du début juin, mais à ce moment-là, la tendance était à la baisse alors qu'elle est aujourd'hui nettement à la hausse. 
Quant aux cas en réanimation, ils restent aujourd'hui très minoritaires: 26 à ce jour en Occitanie, contre 16 la semaine dernière. Et 9 décès enregistrés à l'hôpital en une semaine.
 

Un ratio cas positifs/cas graves faible


Près de 3000 nouveaux cas dépistés en une semaine et 26 personnes en réanimation dans le même temps. Soit un ratio de 0,8%. Des chiffres qui montrent que le virus est fort heureusement peu dangereux pour de nombreux habitants dépistés positifs. Mais l'observation reste à nuancer. D'une part le temps de latence entre le dépistage et le développement éventuel de formes sévères d'atteintes du virus peut être de plusieurs semaines. D'autre part, il serait intéressant de connaitre l'âge moyen des personnes dépistées mais ce chiffre n'est pas communiqué de façon hebdomadaire par les autorités sanitaires. 
Evolution du taux d'incidence des cas dépistés en fonction des classes d'âge depuis la mi-juin jusqu'au 23 août pour la France métropolitaine.
Evolution du taux d'incidence des cas dépistés en fonction des classes d'âge depuis la mi-juin jusqu'au 23 août pour la France métropolitaine. © Santé publique France

L'impact de la rentrée, scolaire et professionnelle,  à évaluer d'ici 2 à 3 semaines

D'après les derniers chiffres de santé publique France, c'est à l'évidence les classes d'âges jeunes (de 15 à 44 ans) qui sont plus touchées aujourd'hui. Des chiffres à surveiller de près avec la rentrée scolaire et universitaire.
Le confinement du printemps dernier avait limité la contagion des plus jeunes et donc, par rebond, celle des classes d'âge à risques. Reste à savoir si les plus faibles (personnes âgées ou ayant des pathologies aggravantes) pourront "s'auto-confiner" durablement du reste de leur famille et de la société.





 
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