Covid et création d'entreprises : Montpellier est la ville la plus dynamique d'Occitanie en 2020

Montpellier, Toulouse, Perpignan et Nîmes sont classées dans les 50 villes les plus dynamiques de France en matière de création d'entreprises, en 2020, malgré la crise sanitaire du Coronavirus. Un paradoxe, au moment où beaucoup de commerces "non essentiels" fermés sont menacés de faillite.

Montpellier - la Place de la Comédie - archives
Montpellier - la Place de la Comédie - archives © maxppp Guillaume BONNEFONT
Montpellier reste en 2020 la ville championne d'Occitanie pour son dynamisme entrepreneurial, même avec la crise du Covid-19. Elle se classe 7e de France derrière Lyon, Aix, Créteil ou Marseille. Toulouse est 26e, Perpignan 43e et Nîmes 48e.
Exceptée Nîmes, ces villes ont enregistré plus ou autant de créations d'entreprises que de fermetures. Un point positif pour l'activité économique en Occitanie et pour les bassins d'emplois concernés.

Cette étude réalisée par Legalstart et Flashs couvre la période de janvier à octobre 2020 et s'appuie sur les données disponibles d'Infogreffe qui enregistre toutes les créations et radiations de sociétés en France.

1er confinement : chute des créations d'entreprises et des fermetures

En avril 2020, on enregistre une chute du nombre de créations d’entreprises (2.011) et de fermetures d’entreprises (1.530) sur l’ensemble des 50 plus grandes villes françaises présentes au sein de ce classement.
L'augmentation reprend, dès le mois de mai, avec un pic en juillet (4.432 créations pour 3.602 fermetures) et un second au septembre 2020 (4.825 créations pour 4.233 fermetures).

On observe une diminution de 8% du nombre de créations d’entreprises, lorsque l’on compare le nombre de créations et de fermetures d’entreprises de janvier à octobre 2020, par rapport à la même période en 2019.
Mais la baisse des fermetures d'entreprises est elle de 12%, d'où un solde positif.

Ces bons résultats économiques sont à comparer à ceux de l'emploi. Car les entreprises créées sont peu pourvoyeuses d'emplois alors que celles qui ferment suppriment souvent de nombreux postes.
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Les secteurs d’activités les plus impactés sont sans surprise, la restauration rapide et traditionnelle, le BTP, les travaux de maçonnerie et gros oeuvre de bâtiment, ainsi que la location de terrains et d’autres biens immobiliers. En revanche, le conseil pour les affaires et autres conseils de gestion ont explosé.
Les formes juridiques plébiscitées sont les SASU (sociétés par actions simplifiées à associé unique) et les sociétés à responsabilité limitée (SARL).

Montpellier : 7e du classement et 1ère d'Occitanie

La crise sanitaire est nette dès le mois de mars et surtout en avril. Puis à l'été, les créations repartent à la hausse. Le solde est de +454 entreprises en 10 mois.
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La comparaison des courbes de Montpellier et Toulouse montre une réaction instantanée de l'économie industrielle et aéronautique dans le bassin toulousain alors qu'à Montpellier, il n'y a pas d'envolée des radiations.
De même, avec le tourisme et les emplois saisonniers et de services, la courbe des immatriculations reprend plus fort dans la capitale du Languedoc-Roussillon.
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Toulouse : 26e du classement

 Le solde est de +274 entreprises. 1.345 créations pour 1.071 fermetures. Les pics de radiations sont observés en janvier (157) avant la crise Covid, puis en mars (164), en mai (208) et en septembre (139).
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Perpignan : 43e du classement

La préfecture des Pyrénées-Orientales est très stable. 279 créations pour 280 radiations. Soit un solde de -1, avec une crise qui se manifeste plus tard que dans les autres villes, en septembre. L'été et le tourisme ayant dopé l'économie.
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Nîmes : 48e du classement

Nîmes enregistre jusqu’en octobre 2020, 398 créations pour 482 fermetures d’entreprises. La préfecture du Gard obtient donc 24 créations en moins mais 169 fermetures en plus par rapport à l’année 2019.
La crise est très visible de mars à juin, la reprise s'amorce plus tardivement qu'ailleurs avec une 2e vague en août.
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