Covid-Infographie : la décrue se poursuit en Occitanie où aucun cas de variant indien n'a été identifié

La baisse des hospitalisations se poursuit en Occitanie où le taux d'incidence (32 cas pour 100 000 habitants) est maintenant inférieur au seuil d'alerte dans tous les départements. Pour l'instant, d'après l'Agence régionale de Santé, aucun cas de variant indien (delta) n'est avéré dans la région.

350 000 vaccinations par semaine actuellement en Occitanie. Montpellier.
350 000 vaccinations par semaine actuellement en Occitanie. Montpellier. © Sylvie BONNET

La semaine dernière encore, le nombre de cas de covid pour 100 000 habitants dépassait le seuil critique de 50 en Occitanie. En une semaine, il est passé en moyenne à 32 cas pour 100 000 personnes et plus aucun département ne dépasse le niveau d'alerte. Partout les hospitalisations pour covid diminuent. Quant aux tests pratiqués pour détecter le virus, seuls 1,2 % s'avèrent positifs. C'est 8 fois moins qu'il y a 2 mois.

Des chiffres encourageants

On est heureux de la décrue, mais pas question de baisser la garde tant que l'immunité collective que permet la vaccination ne sera pas atteinte.

Pierre Ricordeau, Directeur général de l'ARS Occitanie

Moins de 400 personnes hospitalisées pour covid en Occitanie, contre 669 la semaine dernière. Dont une centaine seulement en réanimation. Les chiffres sont de moins en moins mauvais, même s'ils ne sont pas encore retombés au niveau de l'été dernier en Occitanie.

Même constat du côté des nouveaux cas dépistés : ils sont en nette baisse et permettent à l'ensemble de la région de sortir du seuil critique : 32 cas dépistés pour 100 000 habitants selon le dernier comptage de l'Agence régionale de Santé, alors que la semaine dernière encore, on dépassait le taux de 50 cas dans plusieurs départements.

Enfin dernier chiffre encourageant, le pourcentage de tests positifs. Il a littéralement chuté puisqu'aujourd'hui seules 1,2% des personnes testées sont positives au covid, soit 8 fois moins qu'il y a deux mois. Une diminution impressionnante qu'il faut tout de même relativiser car plus nombreux sont aujourd'hui les habitants d'Occitanie à faire des tests PCR par " précaution" c'est à dire non pas suite à des symptômes ou parce qu'ils sont cas contacts, mais pour pouvoir voyager, participer à un rassemblement ou subir une intervention médicale. 

Aucun cas de variant indien avéré

"Il y a quelques suspicions de variant indien mais aucun n'est attesté à ce jour" précise le directeur général de l'ARS Occitanie. Il y a bien eu ce premier cas sur un navire arrivant à Port-la-Nouvelle mais depuis, pas de cas avéré. 

Il existe quelques cas (qui se comptent sur les doigts d'une main) de mutations liées au variant indien qui font actuellement l'objet de vérification par séquençage mais même si ce variant indien existait en Occitanie, ce serait de façon extrêmement limitée.

Pierre Ricordeau, directeur général ARS Occitanie

Une précision importante alors que la Grande-Bretagne vient de repousser la date de sortie totale du confinement du 21 juin au 19 juillet prochain, en raison de la recrudescence de la pandémie après l'arrivée du variant indien, 60% plus contagieux que les formes précédentes de covid.
En France, ce variant indien, appelé aussi delta pour ses formes les plus virulentes, représenterait selon les derniers chiffres de 2 à 4 % des cas et le ministre de la Santé Olivier Véran a lancé ce mardi matin une mise en garde contre tout relâchement car 50 à 150 nouveaux cas de ce variant sont détectés chaque jour au niveau national. L'Occitanie serait donc pour l'instant épargnée.

Rappelons que tous les tests positifs d'Occitanie font aujourd'hui l'objet d'un premier criblage par les laboratoires et lorsqu'il y a suspicion de variant delta, ils sont envoyés au CHU de Toulouse pour séquençage.

La course contre la montre de la vaccination

"Pour prendre le variant indien de vitesse, il est nécessaire que le schéma vaccinal soit complet" insiste le directeur général de l'ARS Occitanie. Selon Pierre Ricordeau, même si on constate une très légère baisse de l'efficacité avec ce variant delta, les deux doses assurent une bonne protection et ce, quel que soit le vaccin. De leur côté, plusieurs études encore non confirmées montreraient une efficacité supérieure des vaccins à ARN messager pour combattre ce nouveau variant.

Aujourd'hui, 4,1 millions de doses ont déjà été injectées en Occitanie (plus des 3/4 avec le vaccin Pfizer). Et près des 2/3 des adultes ont déjà reçu leur première dose. La campagne vaccinale s'est accélérée ces deux dernières semaines avec quelques 350 000 injections en 7 jours. Et 1,3 millions de doses supplémentaires de vaccin Pfizer doivent être livrées en Occitanie en juin pour les centres agréés.

Quant à la vaccination Moderna (l'autre vaccin à ARN messager) par les médecins, elle a débuté il y a 10 jours et a permis 64 000 injections "en ville", ce qui place l'Occitanie au deuxième rang pour ce type de vaccination au niveau national.

Encore loin de l'immunité collective

Si certaines tranches de population sont très largement vaccinées (90% des 65/74 ans ont reçu leur première injection) on est encore loin, globalement, de l'immunité collective qui ne serait atteinte qu'après la vaccination de 90% de la population globale. Alors que débute actuellement la vaccination des 12-18 ans (avec Pfizer et l'accord des deux parents), on ne sait pas encore, en Occitanie, si les jeunes seront nombreux à s'incrire pour une première injection.

Le point de l'ARS sur le Covid en Occitanie à la mi-juin 2021

Pour l'instant en tout cas, la campagne de vaccination n'a subi aucun fléchissement dans la région, les candidats sont toujours au rendez-vous. Une vaccination de masse pour l'été (avec augmentation du délai entre les deux injections pour permettre aux Français de partir en vacances entre temps), mais aussi une vaccination plus ciblée qui doit se poursuivre selon l'ARS d'Occitanie. En effet une trop grande part d'habitants dits à risques n'est pas encore protégée, notamment les personnes obèses encore insuffisamment vaccinées.

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