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Dax, 14 août 2018 : la consécration de Juan Bautista

Dax, 14 août : la maestría de Juan Bautista. / © Louise de Zan
Dax, 14 août : la maestría de Juan Bautista. / © Louise de Zan

Après avoir coupé 4 oreilles lors de son "encerrona", Juan Bautista est sorti en triomphe des arènes de Dax.

Par Joël Jacobi

Au delà du nombre d'oreilles coupées, on retient de cette soirée dacquoise que Juan Bautista, sans jamais sortir de son répertoire classique, a tenu en haleine les spectateurs du début à la fin d'un spectacle dont l'intensité dramatique n'a jamais baissé.
Très (trop?) à l'aise avec son premier toro, un Montalvo parfait pour une mise en bouche, Juan Bautista a toréé à plaisir le deuxième toro, un La Quinta qui a baissé de ton en milieu de faena. Le troisième toro, un Pedraza de Yeltes impressionnant par son volume et ses armures, a peut-être été insuffisamment piqué : Juan Bautista n'a jamais pu vraiment trouver la mesure juste. On était à "la mi-temps" de la course et on se disait que l'affaire prenait une mauvaise tournure. D'autant que le quatrième, un Pereda se revélait sans force ni race.  
Mais Juan Bautista, toujours maître de lui, ne donnait pas l'impression de s'affliger. 
Le cinquième toro, un Victorino de petite taille et de belle agressivité, donna une autre allure à l'après-midi. Juan Bautista à la cape comme à la muleta donna une faena pleine de goût et d'autorité, les séries de naturelles parfaitement "templées" étant l'apogée de l'après-midi. Une seule oreille à cause d'une estocade imparfaite.
L'après-midi se concluait avec un toro de Jandilla plein de fougue que Juan Bautista toréa finement à la cape avant de le banderiller. Mais l'animal se cassa une corne contre un burladero. Et pour la première fois de la soirée, Juan Bautista manifesta de l'agacement.
Un sixième-bis entra alors en piste. Un autre Jandilla, aux cornes particulièrement développées. Juan Bautista "profita " de sa noblesse piquante pour bâtir une faena pleine de verve et de fraîcheur. Cette fois l'estocade fut parfaite et les deux mouchoirs sortirent d'un coup pour le plus grand bonheur de tous.
Dans le callejón, on vit couler des larmes.

Sur notre vidéo : un bref passage de la faena au sixième toro. 
 
JB, Dax

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