Deux minutes avec Chamaco

Venu à Arles pour la présentation de la saison taurine 2019 dont il est l'invité surprise, Antonio Borrero Chamaco a répondu à quelques questions.

Dans le métier, tout le monde le sait, surtout les plus anciens : interviewer Chamaco a toujours été un plaisir, la garantie de passer un instant délicieux.
Nous sommes restés une heure en sa compagnie, juste avant la conférence de présentation de l'affiche d'Arles.

Volubile, curieux de tout, séducteur : 20 ans après sa dernière corrida et à quelques semaines de son retour, le bonhomme n'a guère changé, même s'il affirme que "l'ensemble de nos cellules" se renouvellant "tous les 5 ans au maximum", il est "forcément" différent.

Il est intrigué par les "gilets jaunes". Il est toujours autant passionné par la musique de Cure. Il dit que la pluie, la nuit, rend le même bruit que les appaudissements. Il s'est bricolé une foi personnelle à partir du catholicisme strict de son enfance (son école était d'obédience Opus Dei). Il raconte comment son père, enfant de la misère, élevait des coqs de combat qu'il revendait à des amateurs mexicains qui le baptisèrent "chamaco" ce qui signifie "gamin" en Amérique Latine. Il rit aux éclats. Il vous regarde droit dans les yeux. Il pense que le gouvernement actuel du Canada propose un bon compromis entre libéralisme et socialisme. Il cherche des billet pour le concert de Muse en juillet à Marseille.

Voici un bref passage de cet entretien, conduit par Jacques Durand et Joël Jacobi.

 

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